12/10/2016

09/10/16 : Budapest : ou comment encore être surpris au 20ème…

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Cette fois, tout était prévu de longue date, ce marathon allait être compliqué ! J’y avais mis tout mon cœur dans la préparation ! Déjà à l’achat des billets d’avion, mon PCbanking a rendu l’âme après la transaction ce qui a empêché l’arrivée du mail avec mes tickets… mais pas le retrait de l’argent de mon compte… Après un mois de coups de téléphone et autres mails, j’ai réussi à avoir mes billets ! Heureusement, nous avions décidé du marathon bien tôt dans la saison. Nous ! Et oui, je ne pars pas seul. Budapest, la ville où on parle une langue inconnue de tous et où on utilise une monnaie avec plus de billets de 10.000 que de pièces de 200 mérite un guide hors-pair ! Johan est donc de la partie et Jonathan, Annick et François suivent le mouvement. L’hôtel est réservé et j’ai donc finalement mes billets. Je peux donc commencer tranquillement à bousiller ma préparation tranquille.

  • Première étape : se décider après 23 ans à faire le GR20 au complet pour finir le 15ème jour après plus de 200 kms de marche dans les montagnes avec indiqué dans l’agenda le jour d’après : « début de la prépa marathon »…

J’ai donc passé les 4 premières semaines de prépa à tenter de faire du 5min/km de moyenne sur un 10 kms en priant pour que mes genoux arrivent en même temps que moi à l’arrivée… Une ou 2 sorties par semaine étaient déjà un exploit ! Petit à petit, j’ai retrouvé tous les morceaux de mes jambes !

  • Deuxième étape : vu que j’ai à nouveau des jambes, rattrapons le temps perdu ! 4 sorties par semaine avec intervalles longs, courts et autres pendant 4 semaines !...

Evidemment, à ce rythme-là, il ne faut pas trop rêver pour la troisième étape qui devrait être : et on continue en allongeant les distances dans la joie et la bonne humeur !

  • Troisième étape : vu que, en fait, je n’avais pas retrouvé toute ma fraicheur, je décide de faire les 4 dernières semaines de préparation avec 2 ou 3 sorties par semaines dont un semi et donc sans sortie longue…

Dans les semis, nous comptons Belle-île qui prouva que je ne tenais pas du tout la distance à la vitesse rêvée… Nivelles en ballon qui prouva que par contre cette vitesse-là était bien connue… Disney qui prouva que je m’inquiétais que très peu de l’échéance de dans 2 semaines… et Beloeil qui prouva que je ne savais pas vraiment récupérer en courant si je déconnais un peu. Tout était prêt pour la 4ème étape, la plus importante pour assurer un marathon difficile !

  • 4ème étape : Faire attention à son alimentation et à son sommeil les derniers jours avant l’échéance…

Là, j’ai tout donné car c’était ma dernière chance de bien avoir mal pendant le marathon !!!! :D Déjà 4 jours dans Disney et à Paris à marcher lentement et à attendre debout dans les files en mangeant du gras, c’était un bon début mais je pouvais trouver mieux ! Team Building au bureau le Jeudi avant le marathon avec 12 kms de kayak un 6 Octobre suivi d’un repas sur un bateau avec soirée et visite d’un bar dinantais avant de rentrer à l’hôtel réservé sur place à une heure peu raisonnable… Heureusement mon congé commençait le vendredi mais samedi je devais partir d’Enghien avec le train de 7.26… Le repos fût bref… et pour fignoler le tout, accepter la canette de bière locale lors de la pasta party dans le village marathon le samedi midi… J’étais donc prêt à m’en vouloir un max au 30ème kilomètre quand mes jambes me diront « fourte ! ».

  • La 5ème étape surprise fût que l’ibis de Budapest ne connait pas le choco !! Et donc pas de tartine au choco traditionnelle le matin de la course !...

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C’est donc le cœur léger et les jambes lourdes que je me retrouve sur la ligne de départ dans le box 1 prévu de longue date puisque j’aurais dû être pétant de forme… Là, je vise 3h20 au mieux et si je frôle les 3h30 c’est bien aussi et finalement si je fini avec mes équipiers etéistes en 3h45-4h00 et bien ça nous fera une belle photo d’arrivée… Malheureusement, nous n’étions plus que 4 puisque Jonathan a laissé tomber le gant sagement vue son état de santé et son objectif de dans 2 semaines.

Le box 1 n’est pas super rempli. MiddleET et NanoET me suivent. J’attends sagement le départ. Le speaker dit un truc en hongrois et nous voilà parti ! Comme je n’ai aucune pression, je profite du décor et je vais être servi ! On passera par tous les bâtiments de la ville. Le parcours est vraiment majestueux ! Palais, ponts se succèdent à un rythme effréné ! Je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Pendant ce temps-là, ma vitesse est bien élevée mais je contrôle mon cardio pour tenter de finir ma journée correctement. Passage par le pont, contournement du palais et retour via le tunnel. J’ai le temps de m’habituer aux ravitos qui sont très bien organisés. Je trouve un rythme qui me va bien. Pas mal de spectateurs au bord de la route et me voilà déjà aux alentours du 12ème km.

Un pont. Celui qui est devant moi garde son rythme pour le monter. Je décide de commencer à réfléchir… Je monte plus lentement et je profite de la descente pour le récupérer avant le tournant. Il a un singlet blanc avec un truc écrit en allemand ou néerlandais ou même danois… je n’en sais rien et il est barbu… Je passe devant et on commence à longer le Danube. Je suis dans ma vitesse et ça tourne bien. Le type a l’air d’apprécier cette vitesse aussi.

Au ravito du 17ème, je me dis que je vais un peu récupérer. Je m’arrête donc et je bois bien. Eau et boisson énergétique. Je lève la tête et là, surprise, mon accompagnateur se retourne et m’appelle de la main ! Euh… oui mais moi, je voulais rater mon marathon ! Il est tout fou lui !?! Bon, allez, c’est bon pour une fois, je repars et je le rattrape. Je lui donne le dextro que j’ai pris en trop pour faire le type gentil… De toute façon dans 2 kms, j’explose…

On ne sait pas ce que parle l’autre donc on ne parle pas trop… On profite juste de la présence de l’autre pour se relancer chacun à son tour. Passage du semi toujours roue dans roue. Il se retourne et me dis : « bad legs ! »… et je lui réponds que de toute façon ma vitesse a bien diminuée aussi depuis un moment… On ne se plaint pas mais on souffre tous les 2. La vitesse est encore au-dessus de toutes mes espérances. Je décide donc de le suivre. On verra bien… Sans le vouloir, on effectue de vrais relais. Quand l’un est moins bien, l’autre à l’air de pouvoir le lâcher et 1 kms après c’est l’inverse.

On finit par arriver ensemble au pont qui retraverse le Danube. Ce pont est bien raide ! Je le prends à fond et de l’autre côté je sens que c’était trop. Je souffle un « it’s done… I’m out. ». Il tente de me relancer pendant 200m et puis il prend les devants et le trou se creuse. Je dois récupérer. On est au 32ème et je n’imaginais pas pouvoir tenir ce rythme jusque-là. Je suis déjà content. Je suis prêt à descendre à mon rythme endurance pour finir mais le singlet blanc ne s’éloigne pas tant que ça… et un nouveau lièvre se place devant moi… une métisse qui fait le relais ! Et bien c’est autre chose que mon barbu ! Mais elle va trop vite et je la vois rejoindre mon compagnon. J’irai bien lui dire que si j’avais pu choisir, j’aurais choisi l’autre lièvre… et c’est ce que je vais faire ! Je relance ! Finalement, au 35ème, je le rejoins mais je dis juste «  I’m back ! I don’t know for how much time but i’m back ! ». Et nous voilà repartis vers le Parc du départ.

Au 38ème, mon estomac est content de trouver du coca et on arrive près de l’hôtel. Une dernière montée bien raide nous y attend. Je suis en forme ! Je distance un peu mon compagnon et je sais qu’il ne reste que 4 kms dans le parc. Je les imagine donc bien plats ! Je retrouve un rythme régulier et mon duettiste récupère pour finir par me rejoindre. On voit le panneau 40 et on dit ensemble « 2 kilometers ! ». Le parc est loin d’être plat et on est content d’être 2 ! 41 : « only one. We’ll make it ! ». On s’approche de la ligne et je vais finir ce marathon avec ce type bizarre. Je n’ai pas le temps sur ma montre, juste ma moyenne et mon cardio… on doit tourner dans les 3h10 ! C’est incroyable ! Dernier tournant, dernière ligne droite et on se regarde. On sourit et enfin la speakerine nous présente : « Thierry Libert from Belgium and Harmut Seel from Germany ». J’ai donc couru 30kms avec un allemand barbu pour finir en 3h06min contre toutes attentes !!!!!!!!!!

Je souris comme jamais… ou plutôt comme à chaque fois… et oui, encore une fois cette course m’a bien eue ! La surprise fût de taille et inoubliable ! Juste le temps de me changer et c’est à l’hôtel que j’apprendrais que tous les etéistes ont créé l’exploit ! Annick en 3.45 et Johan et François en juste plus que 4h00. Tous ravis par le parcours même si on n’a pas eu droit à l’île-Parc cette année. Il était temps de fêter ça et de profiter de la connaissance de la ville et de ses restos de notre guide privé !

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16/05/2016

15/05/16 : BeerLover’s marathon : Comment respecter le chrono ?

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Et oui, mon objectif de la première partie d’année était la Wings à Cambridge mais finalement grâce à un soleil trop généreux j’ai juste tenté de contrôler la situation pour pouvoir y retourner dans un autre pays l’an prochain. L’objectif devenait alors le BeerLover’s Marathon (BLM), premier du nom, en tentant un chrono de la mort avec une grande équipe…

Mon 19ème marathon risquait d’être bien différent des autres, encore une fois.

La théorie :

BLM : Marathon festif avec des ravitos à la bière qui passe par tous les jolis sites de Liège. Course devant être faite par la fine équipe des 4 cimes de Herve. Equipe habituée à la compétition, donc…

La pratique :

Déjà avant le départ, on n’a plus que 3 coureurs mais l’équipe ne se laisse pas démonter et on analyse les possibilités de soutien moral via vélos.

Festif… il se doit donc d’être déguisé. Ce qu’on rechigne un peu à faire mais bon… ça nous permettra d’emmener MaxiET dans son premier marathon.

Ravitos à la bière… Il va falloir se forcer… mais bon, on a le mental pour, Monsieur !

On se retrouve donc à 3, Joëlle, Ben et moi dans un appart de Liège la veille du départ. Oui, on a déjà décidé de ne pas rentrer chez nous après 42kms, 16 bières et un repas complet. Pour passer le temps, on va visiter l’expo Dali. Elle nous permettra de mieux connaitre cet homme fort sympathique au demeurant (“Il y a toujours un moment dans leur vie où les gens s'aperçoivent qu'ils m'adorent.”) et surtout de déjà faire quelques kilomètres à pied…

Finalement, on va chercher nos dossards en repassant par le BeerLover’s festival pour avoir un avant-gout des ravitos et on finira par un bon plat de pâtes à l’appart. Nous voilà fin prêts !!!! On a oublié nos gels et autres gatosport mais tant pis, on est des athlètes, nous ! ;-) . Et donc, après avoir fignolé nos déguisements, on va se coucher.

Dimanche matin, debout à l’aube ! C’est qu’ils ont mis le départ à 8.30 ces sauvages ! 7.00, notre premier supporter est là ! Giovanni. Le temps de tout rassembler et de prendre un petit déj’, on se retrouve sur la place Saint-Lambert vers 7h45 avec MaxiET en fille, 2 Elliot et 1 Gertie en Cowboy. Comme on sait qu’on ne verra pas que des fans du film, on a des dossards avec les images du film pour expliquer…

La première appréhension est celle d’être les seuls déguisés. Elle partira bien vite ! Des blanche-neige, des batmans, des daltons, un homme-fusée, un gâteau d’anniversaire, un groupe de rock et j’en passe viennent remplir la place. Les gens ont bien compris que ça allait être du sérieux !!! 8h00, les organisateurs nous saluent (malgré 2 Césars dans le peloton…) et on nous lâche face au chrono !!! heure limite 6h30… on va devoir rester vigilants !

Départ en trombe vers le petit déjeuner prévu au ravito 1 après 2 kms. On y arrive et on prend notre couque au chocolat. On regarde un peu autour et il semblerait que si on n’est pas bon dernier… ben… on n’en est pas loin quand même !!! Et on voulait prendre de l’avance sur les premiers kilomètres. On tente donc d’accélérer entre le déjeuner et le premier ravito bière au pied des escaliers de Bueren. On y arrive en ayant bien pris de l’avance mais la réhydratation est déjà plus longue que prévue et donc on se lance à l’assaut des escaliers quand les derniers (avant nous) en sont à la moitié !!! Mais on a testé la tactique la veille dans l’appart donc on se lance à corps perdus dans la bagarre et on rejoint et dépasse le bout du peloton avant la fin !!! Ravito à l’eau en haut. Utile mais sans intérêt autre donc on repart vite ;-) . On reprend un petit rythme sur le parcours valonné juste le temps de soufflé et on croise Jo, notre photographe avant de faire une samba avec le groupe de djembé et s’arrêter pour faire une photo du panorama de Liège vu de là-haut. On est toujours au taquet… Une nouvelle montée arrive entre tous les pavés déjà croisés, je commence à fatiguer. MaxiET n’est pas dérangeant sauf en montée et sur les pavés… Nous n’avons que ça depuis le début ! Ah non, les sentiers de terre sont compliqués aussi… et bien en voilà un ! MaxiEt a la bonne idée de lancer sa robe sous les roues. Et me voilà en train de caler le groupe de rock au milieu de nulle part. On s’en sort et on repart pour s’excuser autour d’une bonne bière. On nous annonce le dernier sommet et au ravito, ET commence à faire sa star. Les flashs crépitent et les selfies pleuvent. On commence la descente vers l’île Monsin. Passage à la gare d’Herstal où le tunnel sert de baffle. L’ambiance monte petit à petit et les discussions commencent à s’allonger au ravito. Chubbaka enlève son masque, Idéfix repart avant nous et un gynécologue freelance nous salue… A l’ile Monsin, le ciel se couvre et le vent souffle et on doit faire un demi-tour. Le moral en prend un coup… Buvons pour oublier… et on croise pour la première fois notre amie Japonaise : Viviane ! On reprend. On est dans les temps mais on n’a pas pris beaucoup d’avance sur ces premiers kilomètres assez difficiles. Nous savons que le reste est presque plat mais les ravitos commencent à se succéder assez rapidement… Un petit coup de Troll et on est rejoint par nos supporters Mumu , Pat et Giova. On ne sait pas si c’est lié mais à partir de là, on a l’impression qu’il n’y a plus que des ravitos… Au détour d’une petite ruelle, sur une péniche, dans un magnifique Parc… On n’a presque pas le temps de suer pour avoir assez soif pour le suivant alors on est obligé de danser lors du ravito pour garder un bon équilibre… On fait connaissance avec les panthères roses, les Chtis, 2-3 Bretons… et tout ça dans une merveilleuse ambiance colorée ! Au stand Chouffe, ça commence à partir sérieusement en cacahuète et sur le tronçon d’après, un vrai coureur qui fait son entrainement du dimanche se fait huer par le peloton car il court vite… Les participants sont donc bien tous devenus fous ! On passe devant Gramme mais sur la rive d’en face et on rejoint Belle-ile. Encore un ravito où on croise les flics de New-York qui parlent bien anglais. Les ravitos s’allongent petit à petit… On arrive tout doucement au mur du 30ème avec ravito à la Caulier28 et Djembé au bord de la meuse dans les bois. Il y a bien un mur du 30ème mais sur ce genre de marathon on le passe en dansant pendant plus de 10 minutes au rythme du Djembé avec une tortue Ninja asiatique qui commence à avoir du mal avec nos bières et un Napoléon qui boit pour oublier qu’il a bien mal au jambe ! On peut commencer à décompter le nombre d’heure qu’il nous reste pour les 12 kms. C’est plus facile à compter. On a de la marge mais ce n’est pas énorme et on n’a pas encore commencé les ravitos « solides »… On reprend donc finalement la route car ce serait bête de se faire arrêter en n’ayant pas bu toutes les bières proposées !!!

On retrouve donc Gramme mais du bon côté cette fois et on revient sur Liège. Le solide arrive ! fromage de Val-Dieu et fromage de Herve ! Délicieux ! La nouvelle passerelle et un petit verre de Chimay. C’est là, surement en hommage à Phélèpp que Stef nous rejoint. L’équipe est au complet pour le sprint final… accompagné depuis un certain temps par l’équipe Caulier28. Après quelques détours avec un flic New-Yorkais qui tente d’enlever les tags d’une étrange façon, on trouve le boulet sauce lapin (à prononcer correctement !) Un délice. On a l’œil sur le chrono et dans notre dos pour être sûr que la voiture fermeuse n’arrive pas. On se lance à l’assaut des lacquemans en passant par le ravito Leffe. On en est à 6h28 quand on arrive au dernier ravito Leopold7-Lacqueman à 195 mètres de l’arrivée… On profite une dernière fois de cet ambiance en applaudissant ceux qui passent et finalement on sprinte jusqu’à l’arrivée pour clôturer cette grande fête du sport !!!!!!!

Une journée inoubliable avec des rencontres improbables et des moments de folie douce comme on les aime ! Pour une première organisation, ils ont mis la barre à un niveau insoupçonné ! C’était juste incroyable ! On a pris un pied pas possible. On va mettre du temps à s’en remettre de celle-là ! Et on regardera toujours cette splendide médaille avec des étoiles dans les yeux !

Merci !

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16/11/2015

14/11/2015 : Marathon DU Cognac : je bonifie avec l'âge...

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Comment j'en suis arrivé à ce moment magique du 14/11/2015 à 12h05 ??? Je n'arrive pas encore tout à fait à y croire...

Tout commença par une invitation au marathon d'Istanbul lors de l'apéro qui précéda l'Ekiden de Charleroi avec l'équipe des papys... l'idée de faire le marathon qui passe d'un continent à l'autre en emballa plus d'un ! Et on commença à organiser la chose. Et puis, l'équilibre de la Turquie vacilla. On décida de trouver une nouvelle destination pour être surs de ne pas avoir d'ennui ! C'est celui du Cognac qui remplissait toutes les conditions. Pas trop tôt, pas trop loin et sympa ! Le changement de destination à modifier un peu le groupe et on se retrouve donc à 6 inscrits – Joëlle et moi, Fred , Giovanni, Flo et Bernard. Plus qu'à s’entraîner... ou pas ! Et oui, on a perdu 2 coureurs en cours de route. Joëlle et Giovanni mais ça ne les empêchera pas de venir nous supporter ! C'est donc finalement à 4 marathoniens et 2 supporters qu'on part pour le pays du Cognac !

On fait le voyage le vendredi. Dès la reprise des dossards, on sent la belle organisation. Une bouteille de Cognac, un pied de vigne, une veste technique offerts avec le numéro pour le lendemain !!! On a déjà récupéré la mise de départ !

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On va dire bonjour à l'hôtel et on se rend à l'italien de Cognac. Splendide décor et repas revigorant pour être prêts pour le lendemain. On retrouve nos lits respectifs vers 22.30 pour passer une belle nuit.J'ai tout pris pour mon déjeuner car l'hôtel ne commence le petit déj' qu'à 8h... mais la gentille dame nous propose de descendre dans la salle pour manger quand on voudra le matin. Je le note et je m'en félicite !

En regardant internet, je vois que la Belgique à gagné !!! (Wouais ! ) et il semblerait qu'à Paris ce soit moins festifs mais il ne parle que du stade et je ne veux pas trop approfondir ce genre d'info pour l'instant. Je me couche et sombre dans le repos du guerrier.

6h. J'éteins le réveil avant qu'il ne sonne comme d'habitude avant un marathon... Je m'habille vite fait et je prend mes affaires pour déjeuner. Je descends et là... personne... j'allume et m'installe et je mange seul. Je suis bien au calme et j'ai tout ce qu'il me faut. Je remonte et j'allume Facebook... il semblerait que ça a vraiment mal tourné à Paris. Je ne comprends pas tout et je ne cherche pas trop à savoir. La seule nouvelle que je veux connaître vient du facebook de l'organisation : « course maintenue ». ça aurait été un comble de ne pas pouvoir courir à Jarnac alors qu'on n'a pas été à Istanbul par peur de terrorisme... La vie est parfois bizarrement faite... On part sans trop s'informer pour pouvoir profiter de cette journée.

On passe par la campagne pour arriver à Jarnac. On pourra déjà voir une partie de notre première boucle sans brouillard et quelques signaleurs déjà au poste ! On se parque à l'endroit donné la veille à la remise des dossards et on continue à pied. Flo et Bernard vont chercher leurs dossards et on se rend sur la ligne de départ.

Le semi est quasi prêt à partir. On devra attendre un quart d'heure après pour en faire de même accompagné des 10 kms. On aura droit à une minute de silence pour les événements de la nuit et d'un feu d'artifice dans le brouillard matinal. Un petit clin d'oeil à Vannes et à Gilles ;-) . Le semi part et on prend leurs places dans le box de départ. Je vais bien. Tous les rituels ont été suivis et j'ai trouvé assez de toilettes pour être tranquille. Je suis devant mais pas trop car les 10 sont avec nous et quand je me retourne je vois Fred. Second feu d'artifice et c'est parti pour quelques kilomètres dans les alentours.

Dès les premiers 500 mètres, je vois nos 2 supporters et je rentre dans mon marathon. Mes puls déconnent mais je sais quelle vitesse prendre. Je ne suis pas enfermé par les 10 kms et je trouve tout de suite le rythme. Je dépasse les 2 duos de malvoyants (enfin, un voyant et un malvoyant dans chaque duo, bande d'idiots!) et je les encourage.

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Je dépasse car ceux qui font 10 kms partent souvent trop vite et donc craquent au 2ème kilomètre... moi pas encore... C'est donc assez bon pour le moral. Je sais que je ne dois pas me griller sur les 10 premiers kilomètres car ils ne sont pas plats. Les montées sont moins effrayantes que sur papier mais je suis content de le savoir pour ne pas hypothéquer le reste. Je retrouve mes puls sur ma montre et elles sont juste là où elles doivent être ! Les 10 s'en vont et je me retrouve avec 2 types à 20 mètres de moi. Je les rejoins et on fait un peu le topo... On est sur un tempo de 2h50 !!! Ils veulent que je passe devant mais je leur dis que c'est bien beau mais que ce n'est pas tout à fait le but de la journée (bien que je suis très content de la tournure des événements!) Ils reprennent un peu d'avance. Au 12ème, ils tournent à droite alors que c'est tout droit et j'en profites pour les rejoindre quand ils reviennent sur le bon chemin. C'est un ravito et il y a de la musique. Je passe premier et mon cerveau essaye de me dire quelque chose... Je bois, je prend une banane et finalement je questionne mon cerveau... « qu'est ce qu'il y a ???? » - « écoute la musique ! ». Je repars et tend l'oreille. Je connais cet air là ! Mais oui ! Les sardines !!!!!!!!!! Je me dandines juste devant les 2 que je viens de dépasser et je relance sourire aux lèvres ! Ils me repasseront un peu plus loin. On fini par rejoindre les 10 kms. En tout cas, le bout du peloton. Ce qui ne facilite pas les choses car ils prennent pas mal de place malgré la route bien large et qu'ils sont à +/- à 10 km/h et nous... je regarde ma montre... ça fait pile une heure que je cours... et je suis au... 15ème !!!!! Euh... comment ? C'est cassé la machine ??? Je devrais être au 14ème dans le meilleur de mes plans définis à l'avance !!! Il y a deux solutions, soit ce sera comme à Eindhoven, l'explosion en règle, soit... je n'ose même pas y rêver ! Je continue... Je dis déjà bonjour à 2 dames qui ont le Tshirt de la course d'Habay-la-neuve et l'une d'elle reconnait E.T. et confirme qu'il a déjà été à Habay...

17ème, je suis à nouveau à Jarnac et un chai arrive à l'horizon avec 2 belges à l'entrée ! Ce sont mes

supporters ! Cool ! Je fais un petit signe (les effusions de joie seront pour un autre jour ;-) ) et je veux prendre à boire au ravito.. mais il n'y a que du Cognac !!!! C'est un peu tôt pour déconner donc je rentre dans le chai et à la sortie, en plus de ma supportrice ayant suivi le mouvement, il y a un vrai ravito et c'est reparti pour la deuxième boucle de l'autre côté du village.

Je sais que les 10 kms suivants sont bien plats et qu'il me faudra donc relancer tout seul comme un grand. Ce que je n'aime pas trop. Heureusement, un de mes lièvres n'est pas trop loin et il me sert de réveil-matin quand je m'endors trop. Le brouillard peine à se lever et avec l'humidité, je dois nettoyer la buée qui se met sur mes lunettes. Je finirais par les enlever... ça tourne toujours mais il semblerait que les kilomètres de ma montre soit décalés par rapport aux officiels. Le passage du chai probablement... mais que ce soit l'une ou l'autre mesure, je suis toujours beaucoup trop tôt pour faire 3 heures ! Jusque quand ça va tenir comme ça ?

Passage dans une abbaye et on commence la plus longue montée. Je pensais qu'elle allait jusqu'au 30ème mais apparemment... c'est un peu plus loin le début de la descente... Je ne panique pas, je perds un peu mais je sais que quand on commencera à descendre ce sera jusqu'à l'arrivée ! Au milieu de la montée, c'est partenaire particulier qui vient me supporter à travers les baffles d'une animation ! Re-grand sourire ! Et au 33ème c'est le chai festif ! Grosse ambiance mais je ne m'attarde pas et la descente arrive !

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Le chrono est toujours exceptionnel et je me sens encore un peu en forme... un peu... en tout cas plus que mes 2 lièvres du début que je laisse sur place ! C'est parti au mental pour 9 kms de faux plat descendant. Encore un chai après avoir entendu Tata Yoyo chanté par une dame déguisée qui a eue droit à des bisous envoyés par ce type qui descend avec un ET dans le dos. Elle me répondit par un « ET maison » tonitruant ! Au chai, ET se fait encore remarqué et ils me disent aussi « allez, maison » et je leurs répond qu'il sera bien content d'être à la maison le monsieur car je commence sérieusement à fatiguer !

Revoici l'entrée de Jarnac ! Ça sent la fin et le chrono ne s'approche toujours pas des 3 heures ! Est-ce vraiment possible ? Il doit y avoir plein de détour sur la fin ! En plus ça dépend si je prend les officiels ou ceux de ma montre (400 m d'écart... ok ça ne va pas faire une énorme différence mais je n'y crois pas!!) Et soudain, je tourne et je suis au bout du quai d'où je vois le pont avec l'arrivée. Mon sang ne fait qu'un tour et les larmes arrivent... Ma montre indique 2h52... Je ne mettrais jamais 8 minutes à faire les 300 mètres qui restent... quoi que... le choc me tétanise presque et je dois me concentrer pour pouvoir continuer à courir. Je vois mes supporters mais je ne peux plus sortir de ma ligne de conduite de peur de tomber... J 'entend Joëlle qui dit « tu es 10ème » mais l'info reste dans mes oreilles car le cerveau tente de me garder debout du mieux qu'il peut. L'émotion est énorme ! Je vais exploser mon chrono et pas d'un peu !!! Je passe la ligne les bras en croix et je regarde ma montre... 2h53m45s ! Et puis je lève la tête... je suis entouré de moines... belges d'Habay la neuve qui finissent leur semi-marathon ! Je prend ma médaille, je me retourne et je vais embrasser le logo du verre d'Orval qu'ils ont sur leurs aubes ! Je suis aux anges. Quel moment magique ! Yapuka aller chercher un verre de Cognac-Schweppes et fêter ça dignement !!! J'aurais aussi besoin d'un peu de coca et d'eau car je suis un peu fatigué quand même mais quel bonheur !

On ira attendre les 3 autres marathoniens avec sifflet et pompons pour tous les arrivants au soleil sur les quais et petit à petit je vais me rendre compte de l'exploit réalisé ! Tous nos marathoniens arriveront sur la ligne d'arrivée et on pourra aller fêter ça à Cognac dans un bon resto !

Le lendemain, on visitera encore un peu Jarnac avant de rentrer chez nous avec pleins de beaux souvenirs et un chrono d'enfer dans les valises !!!

Merci à tout ce petit groupe ! Encore une nouvelle histoire incroyable à mettre sur le compte d'un marathon !;-)

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