13/10/2010

03/10/10 : Pertuis : Ca ne devait pas être la colombe...

Finalement, les photos faites par Charlotte :

http://picasaweb.google.be/lejamaiquainblanc/101003Marath...#

Et enfin la dénivelée... C'est petit mais c'est pour ne pas effrayer les plus sensibles !

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J'ai trouvé quelques photos dont une qui explique pourquoi David a fait un bon marathon... Il était bien accompagné !

Et le seul qui dit bonjour, c'est Laurent !

Je les ai en plus grand pour ceux qui veulent...

 

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Bon, j’admets qu’après une semaine et demi d’attente, vous vous attendiez peut-être à un titre plus clair… mais je vous explique d’où il vient pour ne pas perdre mon lectorat dès mon retour. Cette phrase vient du film « Mars Attack » de Tim Burton (film mythique au demeurant…). Elle est dite par Nathalie Portman lors de la deuxième arrivée un peu violente des martiens sur terre. La première fois, les américains avaient mis la violence sur le compte de la colombe de la paix lachée lors de leur arrivée. La deuxième fois, on se rend compte que : « Ca ne devait pas être la colombe… »

Bon, me direz-vous, très bien et sinon Pertuis, c’est joli ??? Et vous auriez bien raison !

Et bien, Pertuis, en fait, c’est pas super joli, il faut bien l’admettre… mais les environs par contre, c’est magnifique ! Je risque de comparer assez souvent le marathon du Lubéron avec celui de Vannes car ils sont proches sans être identiques et surtout ce sont mes deux derniers marathon et ils furent similaires bien que différents (cette phrase ne sert à rien qu’à vous perdre un peu plus dans des explications peu claires…).

Reprenons !

L’E.T.E. avait donné rendez-vous à ces membres dans le Lubéron pour la sortie annuelle. Malgré la distance, on se retrouve avec 7 marathoniens dont 1 marathonienne, 1 semi-marathonienne, 1 10kilomètreur, 3 marcheuses et demi et 2 supporters pour compléter le groupe. Ce qui n’est pas si mal ! Les GO (Gentils Organisateurs) ont trouvés hôtel et restos pour tenir les 4 jours sur place. C’est donc dans une sérénité digne des plus grands qu’on arrive par grappe à l’endroit de rendez-vous qui ne se trouve sur aucun GPS pour faciliter les choses… Vendredi soir, il ne manque que David qui arrivera samedi en avion. On déguste un bon plat dans un resto du coin. Le stress n’est pas encore tout à fait là. Certains poussent le vice jusqu’à faire un bowling ! Le lendemain, les choses sérieuses commencent : retrait de dossards, renseignements sur les navettes, horaires, marché artisanal… Tout doit être prêt pour le lendemain. Notre expérience de Vannes nous aide. On sait maintenant qu’il ne faut pas compter sur nous pour réfléchir le jour du marathon donc tout doit être prêt avant ! Je ne suis pas stressé du tout contrairement à d’habitude. J’en oublie presque mon dossard et j’oublie totalement celui de Charlotte… Heureusement Michèle est là pour nous le rappeler ! On est donc prêt à en découdre et on profite du soleil généreux sur la pelouse du stade qui verra nos départs dans moins de 24 heures. Moments agréables en Club plein de sérénité. On regarde autour de nous et on rêve des paysages qu’on traversera. L’après-midi est mise à profit pour aller voir le lieu d’arrivée et le parking pour les navettes. Le village est très joli juché sur sa colline… sa colline ??? mais alors ça monte à la fin ??? L’organisateur qui se trouve sur la place nous rassure : « le dernier kilomètre est plat ou en descente ! ». Ca nous rassure mais est un peu en contradiction avec les phrases des villageois qui sont plutôt du genre : « Courage, il n’est pas plat…, vous verrez au 35ème kilomètre… c’est beau mais ce n’est pas facile… » On essaye de les ignorer. Dernières courses pour le déjeuner du lendemain et on se retrouve à l’hôtel pour les derniers moments de concentration. C’est là que j’ai un coup de fil mystérieux sur mon gsm. Je n’en tiens pas compte car je l’ai raté… une demi-heure plus tard, nouvel essai et je décroche. C’est Christian, coureur d’Enghien qui m’avait prévenu de son arrivée et que j’avais complètement oublié… Bravo !!! Le rendez-vous est pris pour le resto du soir ! Et on se retrouva tous pour le dernier repas avant le jour J !! Tout est prêt : déjeuner dans le frigo chez Laurent, banane, Tshirt, bob… Je décide après essai de courir avec la cape car j’arrive à la fixée à mon tshirt sans que les épingles ne soient contre ma peau ! Ca me permettra, au pire, d’avoir une excuse au cas d’une contre-performance… je vais même jusqu’à cacher mon sifflet du Doudou dans ma poche de short ! Je peux donc m’endormir plus ou moins tranquillement… j’ai quand même un marathon demain…

Jour J :

6.00 : le réveil sonne et je pars chez Laurent pour récupérer ma première partie de déjeuner que je mange tranquillement en chambre.
6.30 : Deuxième partie avec les autres marathoniens en bas. On gère chacun de sa manière les dernières heures. La confiance règne mais la concentration aussi.
7.30 : Tout le monde est prêt pour la première vague de départ : Les 7 marathoniens et le 10kilomètreur partent pour le point d’arrivée avec 2 voitures et ils prendront la navette pour revenir au départ. On veut traverser Pertuis mais de gentils gendarmes nous en empêchent. La tension monte d’un cran ! Les nombreux sens interdits finissent de torturer les nerfs des 7 valeureux guerriers. Martine est demandée à la rescousse dans l’auto2 mais on se retrouve avant qu’elle ne s’allume… On fini sur le parking prévu vers 7.45… tout juste ! ;-) Les nerfs d’un marathonien sont quand même un peu fragiles, il faut bien l’admettre.
8.00 : La navette arrive et on est tous dedans !
8.15 : découverte des toilettes, un par un et gestion de ses affaires pour remplir le camion transfert. On se retrouve sur la pelouse au complet pour la séance photo. La deuxième vague est arrivée sur place et Christian nous a rejoins aussi. L’humeur est bonne et le temps aussi. On est fier d’amener 8 marathoniens d’Enghien et environ sur les 230 du jour !!
8.45 : On ne rit plus ! Chaque marathonien part dans son coin et rentre dans sa bulle. Je pense à mes gri-gris habituels. Je m’installe sur la ligne dans le groupe des premiers. Je dénote un peu avec mon bob et ma cape… je suis un peu plus nerveux que d’habitude car je pourrai faire un exploit (en tout cas je le crois encore à ce moment-là…) et ce n’est pas une situation que j’aime finalement… Le départ est donné avec une pensée à Michel qui a couru à travers l’Europe ce dernier mois pour les transplantations. C’est pour ça aussi qu’on court aujourd’hui nous dit l’organisation. C’est parti. Je me cale dans un premier groupe mais ce sont des duos ! Je ralenti donc et je me retrouve un peu seul. Le stress partira au premier ravito, au 3ème kilomètre et je commencerai à profiter du paysage avec un œil sur le cardio. Le paysage est magnifique mais déjà au 5ème kilomètre la première montée se pointe et les chemins deviennent caillouteux. Lente montée jusqu’au 8ème kilomètre ! Le cardio suit, les ravitos aussi. La chaleur monte car l’ombre est rare et le soleil est sorti ! Je tourne bien et je récupère sur la première descente. Passage dans un village avec quelques supporters qui sont impressionnés par ma cape ! Premier déguisé ! Bravo ! Sur la descente je rejoins un coureur et on part sur le tour de l’étang ensemble. Vite rejoins par 2 autres. On va s’organiser pour essayer de se perdre… 2 erreurs d’aiguillage avec rappel direct par les autres et on ressort via un escalier vers la route. On trouve une énorme descente. Je me dis de bien récupérer mais les flèches dans l’autre sens me perturbent… Ce n’est quand même pas le chemin du retour ??? Et bien si, le panneau du kilomètre 34 de l’autre côté de la route me le confirme… Les autochtones n’avaient pas tort… La descente devient beaucoup plus compliquée avec l’image de la montée en tête. On s’en sort quand même et voilà les chemins en cailloux. Un moulin, des cailloux des montées, des descentes. Magnifique et varié ! Je commence à me demander combien de temps ses changements de rythme sous le soleil vont me convenir et le village relais semble s’éloigner plutôt que se rapprocher… On y arrive finalement après un ravito au milieu des vignes. On y rentre via un portique en pierre pour lequel je dois me baisser suivi de 5 marches et d’une montée en zigzag à travers les ruelles du village de Cucuron ! C’est un trail urbain ou quoi ??? et on est qu’au 25ème kilomètre… Un petit tour autour du bassin sur la place du village et on repart dans l’autre sens dans d’autres rues toujours en zigzag et en pente mais descente cette fois. On retrouve les sentiers dont certains tracés au tracteur la veille… les chevilles dégustent ! L’image de la montée du 34ème s’immisce dans mon cerveau petit à petit. Déjà au ravito du 30ème, on a un avant goût. Et voilà, le 34ème est devant moi et je prends mon temps… J’arrive au dessus mais ce n’est que pour trouver un faux plat montant et non une descente tant espérée. Les coureurs du semi nous rejoignent. Dolo a dû passée il y a peu. Je m’arrête au ravito commun mais je sens mon estomac qui prend le même chemin qu’à Vannes… Je ne comprends pas pourquoi. Je n’ai plus mangé de pomme pourtant. Je recommence avec la première dame du marathon mais mon souffle est coupé par mon estomac et je n’arrive plus à faire tourner la mécanique. Ca devient presque un réflexe, je cherche un endroit discret… Un sapin fera l’affaire et voilà la boisson énergétique qui repasse seule… la même qu’à Vannes… offerte par les 2 organisations… « Ce n’était donc pas la pomme !!!!! mais la boisson énergétique ???? » Je râle car cette fois les jambes n’en ont pas assez contrairement à Vannes ou elles avaient déjà vécu Bruxelles. J’ai envie de recourir mais je n’arrive pas à dénouer mon ventre. Ma montre indique 3h02m et je suis au 38ème. Je me dois de reprendre. Je tiendrai jusqu’à la montée suivante qui fait 2 kilomètres et qui doit être mortel si on y arrive à fond… moi, je la prends en marchant. Au dessus, une dame m’encourage à repartir et je l’en remercie. Je fini au sprint avec un accueil de Vincent, qui en a fini avec son 10 kms, avec le drapeau plus ma cape et mon sifflet que j’ai sorti pour réveiller les supporters. Je fini en 3h37m content mais un peu déçu de ne pas avoir pu donner le meilleur de moi-même sur la fin. Je suis un peu frustré mais le paysage en valait la peine. Je récupère mes bouteilles de vin et je vais me changer. David arrive 10 minutes plus tard créant l’exploit de faire son meilleur marathon sur un tel parcours !!! Patrick arrivera bien en dessous de ses prévisions embêté aussi par son estomac mais dès le 2ème kilomètre ! Suivent Christian, Jean-Luc, Cath et Albert. Tous heureux mais impressionné par le parcours !! Seul Laurent a dû prendre la sage décision de clôturer son premier marathon sur un parcours plus plat la prochaine fois… décision difficile mais raisonnable et valant tous les honneurs car il faut un bon esprit pour voir ses limites dans ses conditions. Il réessayera, c’est sûr, et on l’encouragera encore ! Bravo à lui. Tous les autres aussi recommenceront et la tête de Cath à l’arrivée a mis l’idée de commencer à en faire à Dolo… On peut donc tous être fier de notre journée ! Sur ces entrefaits, les marcheuses arrivaient bien accueillies par l’organisation (à défaut de leurs marathoniens préférés…) et contentes de leurs efforts aussi. On pouvait penser à fêter ça au mieux !
En résumé, voilà un week-end du Club bien emballé. L’ambiance était toujours au mieux et on s’est tous donné à fond et ceux qui ne se donnaient pas on pu profiter du paysage pendant leur attente (merci à eux de leur patience pendant qu’on s’amuse…). L’an prochain, on ira sans doute moins loin et peut-être un peu plus plat quand même…

J’ajouterai bientôt la dénivelée de mon garmin et une sélection des photos de Vincent et Christelle (merci encore pour leur support)

Commentaires

Je voudrais signaler à l'assemblée que si on laisse le curseur de la souris sur le dessin de la boite musicale "vache" du blog "capuche", sans bouger la souris, le compteur continue de défiler sans s'arrêter.
Il faudrait remédier à ce bug, car en fait laisser la souris sur la boîte à vache, ça fausse les statistiques de ce compteur!

Ou alors je me suis trompé, il ne s'agit pas d'un compteur mais du nombre de kilomètres parcours par le "ETE" depuis sa création?

Hervé

Écrit par : Hervé | 13/10/2010

merci aux suportrices

Écrit par : Taz | 14/10/2010

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