19/04/2011

17/04/11 : Annecy : Le mental de la grande vadrouille...

 

Vers le départ

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Concentré :

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 fier :

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 Merci à mes accompagnateurs (surtout une ! ;-))

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Avec un titre accrocheur comme celui-là, vous voilà prêt à lire le long, long compte-rendu de ce week-end de rêve que je vous écris avec un bonne Grimbergen (enfin une bière après deux semaines de préparation culinaire au défi du week-end...) devant l'écran. Je vais donc vous conter dans le détail ce marathon du Lac d'Annecy qui fût incroyable et unique (comme tous les marathons mais en mieux).

Tout commence le 3 Octobre à Pertuis... au 5ème kilomètre du marathon. Je sens que ça tourne super bien mais le terrain m'empêchera de faire un temps. Je décide donc de le faire pour le plaisir et de m'inscrire au plus vite à un autre pour le chrono. Pour vous rappeler, le 38ème kilomètre me donnera raison par le retour de la boisson énergétique sur un sapin devenu géant depuis... Il y aura donc de la vengeance dans l'air au prochain marathon !

Par contre, 1 semaine plus tard, mon mollet me fait signe qu'il est fatigué et dès fin novembre, c'est l'arrêt total jusqu'au 12/12 avec une reprise tranquille aux hivernales d'Auderghem. J'y suis accompagné des amis du forum qui vont tenir une place spéciale dans cette histoire. En effet, ce jour-là, lors de la tombola, je gagne une bouteille de champagne et je plaisante avec Folichon, Ben07 et Easy. Ces 3 fous de marathon, ont bien des histoires à raconter, l'un comme membre expérimenté qui a déjà fait de nombreux marathon dont celui d'Annecy, l'autre comme novice qui à découvert il y a peu la distance et l'apprécie déjà et le troisième comme « rival » qui a frôlé les 3 heures à Eindhoven.

Ah, oui, je m'arrête un instant pour vous expliquer pourquoi je pars de si loin cette fois-ci pour vous raconter ma course. Ce fût, en fait, le marathon le plus cérébral que je n'ai jamais fait et toute mon histoire de joggeur est repassé devant mes yeux durant ses 42,195 kms. C'est la première fois que ça m'arrive et je voudrais vous le faire partager donc ce sera long pour que vous compreniez tous les liens qui se sont fait durant ses 2h56m43s (je vous donne déjà mon temps car ce ne fut jamais l'important quand je courais mais j'y reviens !).

 

On reprend !

 

Décision est donc prise ! Avec l'ami qui était venu nous rejoindre à Pertuis, Christian pour les intimes ou dorénavant « Titanic » (vous comprendrez bientôt pourquoi), on s'inscrit au marathon d'Annecy à défaut de celui de Cheverny qui tombe à une date impossible pour moi. Je ne suis pas encore sûr d'être remis au point de vue mollet mais le pari est tentant. Après un souper Savoyard, les inscriptions sont faites et l'hôtel est réservé. Il n'y a plus qu'à s'entrainer. Et bien justement ! L'entrainement se fera, cette fois-ci sur trail pour ce qui est de la partie endurance. C'est un parti pris dès le départ. Ce sera donc, le trail des lucioles, du bois de la Houssière et de Chimay pour les sorties longues. Le reste sera comme d'habitude. Mon mollet ne bronchera pas ou si peu et mon mental se construira calmement. Tout est donc pour le mieux quand arrive les 3 dernières semaines de préparation. Là, les 25 heures de spinning viendront ramener un peu de vitesse dans cet entrainement fort endurant et Enghien-Les-Bains apportera la confiance nécessaire (finir premier d'une course c'est toujours sympa...) pour le marathon.

 

15/4/11 : Tout est prêt et le petit groupe de 4 est sur le départ. Aucune excuse à l'horizon pour que ça se passe mal... pas l'ombre d'un frifrelin d'excuse à se mettre sous la dent au cas ou on passe à travers notre sujet... il nous reste 2 jours pour en trouver une au cas ou !

 

Trajet cool et hôtel accueillant. Premier resto équilibré et toujours sans alcool pour nos sportifs. Les supportrices boivent pour eux mais avec modération pour les soutenir. Nuit calme et reposante. Toujours pas d'excuse à l'horizon... Le déjeuner du dimanche pourra être pris dès 5.30 vu que mes règles de base m'empêche d'utiliser des trucs d'une marque ignoble fait pour les soi-disant marathonien... Tout au naturel, bordel ! (j'aime ces trucs qui riment) et en plus il sera bien complet car testé le samedi !

11 heures le samedi, voilà nos 4 amis au milieu de la salle des inscriptions. Le bob orange reçoit le dossard 933 et un Tshirt technique bien sympa. Christian reçoit son dossard 1912 avec une petite remarque du bénévole : « Titanic !»... Après réflexion, Christian comprend que ce dossard ne sera peut-être pas porte-bonheur... mais ça ne l'arrête pas ! La journée se passe tranquille. Les hommes bronzent sur l'herbe pendant que les dames parcourent les magasins. Quelques détails me rassurent (je vous avais dit que toute mon histoire a joué cette fois-ci et en voilà quelques preuves...). Un groupe de jeunes faisant un brulage de culotte nous accoste durant l'après-midi comme à Bouillon ou j'avais réussi le trail de belle manière ! Mon mental gagne 10 points. J'ai dans mon sac bien caché la bouteille gagnée le 12/12 au cas ou comme à Bruxelles en 2007 ou j'ai frôlé les 3 heures pour la première fois et comme à Eindhoven ou je suis passé en-dessous pour la première fois. Qui a dit qu'un joggeur était supersticieux ??? On fini chez l'italien pour les pâtes habituelles et ce fût un régal avec apéro sans alcool compris ! Il n'y a toujours pas d'excuse... et l'heure du couché fût tout à fait raisonnable. La nuit sera bonne pour une nuit d'avant-marathon... 5.30 : réveil et 5.45 : petit-déjeuner. Tout va bien ! Enfin, si on considère que vouloir faire 42 kilomètres 195 est une chose normale...

7.45 : départ pour la ligne du même nom. Nos supportrices sont là et ont bien du mal à nous parler... On rentre petit à petit dans notre course. La température est idéale et le soleil a du mal a passé au dessus des montagnes qui nous entourent. Le paysage est magnifique. Dernière photo et passage aux toilettes. Avec ma nouvelle règle de cette année : utiliser les toilettes officielles ! Et bien ce fût fait avec un peu d'attente mais assez propre pour les 3200 marathoniens du jour... et on se met dans les box. Je suis concentré à fond et je regarde le bout du Lac qui nous attend pour le demi-tour. L'ambiance est énorme ! Quand Queen entame son we will rock you 3200 débiles tapent des mains et les frissons montent. Le ciel bleu est au-dessus de nous et le soleil est passé au-dessus des montagnes. Il n'y a plus le choix, il faudra gérer les prochaines heures comme un dieu... et avec le support de tous ceux qui sont dans ma tête. Une pensée pour ceux du Club qui sont dans la même galère que moi, pour Christian, pour nos 2 supportrices, pour les amis du forum qui attendent déjà mon compte-rendu, pour ceux qui me regardent à travers ce ciel bleu et pour tous les autres... et maintenant rendez-vous avec moi-même pendant 42kms195... GO ! J'essaye de prendre mon rythme mais il semblerait que les box ne sont pas tout à fait respectés... Je dépasse donc en zig-zag le peloton pour rejoindre le drapeau de 3 heures après 750m. Je ne m'énerve pas et je me dis que ça me permet de partir un peu en dessous. Je passe bien vite le drapeau car un énorme groupe s'y agglutine et je n'aime pas trop la foule pour courir. Me voilà donc devant ! Les intentions sont bien là ! Mes yeux commencent à se river à mon cardio. Pour l'instant ce sont les chiffres 168 qui doivent y être en grand et aucun autre. Folichon vient déjà mettre son grain de sel pendant que je longe le lac pour notre retour sur le lieu du départ : «un marathon c'est 30 kilomètres d'échauffement et 10 kilomètres de course » Quoi ça fait pas 42 ??? Et alors ??? Je suis parti et ça tourne bien. On trouve la piste cyclable après 3 kilomètres et le terrain ne variera plus d'ici le 40ème : macadam avec dénivelée très régulière. Ce qu'on peut rêver de mieux pour un marathon ! Et autour de ça un décor indescriptible : montagnes et lac se côtoient dans une lumière irréelle ce serait à vous couper le souffle si vous n'en aviez pas besoin pour courir... Je reste pourtant concentré sur mon cardio et je suis bien entouré par des gens aussi fous que moi. Pour l'instant, toujours pas d'excuse à l'horizon... mais je ne désespère pas, voilà les ravitos qui arrivent ! Et le marathon est sponsorisé par cette marque infâme qui fait des gâteaux pour petits-déjeuners de marathoniens... Je me concentre donc pour éviter tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la boisson énergétique. L'eau est en gobelet. Je bois donc et je continue. La ligne qui sépare les deux sens de circulation de la piste cyclable m'attire et voilà la grande vadrouille qui fait son apparition. Je commence à suivre la ligne comme un drogué, comme le motard qui suit le camion de citrouille. Les lignes défilent dans mes lunettes et je me dis que je suis sur de bon rail avec cette ligne blanche sous mon nez... (l'humour d'un marathonien m'a toujours étonné et m'a toujours beaucoup fait rire mais il me semble que je sois le seul...). Deuxième ravito : j'arrive a trouver une bouteille d'eau à la place des gobelets ! Je bois donc à ma soif et je propose le reste autour de moi. Personne n'en veut. Tant pis, je glisse ma bouteille sous mon tshirt technique dans mon dos pour ne pas la jeter n'importe ou. Les poubelles sont bien présentes aux ravitos donc autant les utiliser. Mon cardio est toujours bien et ma moyenne est de 4.05 min/km. Je sais que c'est très bien mais je ne sais pas ce que ça fait comme temps final et je m'en fous ! Ca roule toujours et je profite des paysages. 11ème kilomètre, c'est toujours bien et les fruits arrivent aux ravitos. Oranges délicieuses... toujours pas d'excuses à l'horizon ! Passage dans un tunnel au 15ème et sortie en surplomb du lac avec vue imprenable sur les montagnes du fond. On n'est pas mécontent d'être là ! Je me dis que ça tourne bien et que j'accélèrerai bien maintenant que je suis au tiers... mais Folichon revient : «Un marathon c'est 30 kilomètres... » ça va ! Je sais !!! Je continue donc au même rythme. 18ème kilomètre : j'arrive au pied de la montée vers Tervuren, en tous cas, c'est ce que me dit mon cerveau. Attention, 2 kilomètres de montée à faire au tempo et comme ici ça ne monte pas on va garder son rythme actuel qui est très bien. Moyenne : 4.06... ça me parait bien constant tout ça ! Soudain des motos dans l'autre sens !!! Ce sont les éthopiens et autres Gaboni qui reviennent déjà !!! Ils ne s'attardent pas !! Le troisième a les même baskets que moi. Je le dis à un de mes compagnons et je fini par un « Ca doit pas être ça »... il me répond : « va te plaindre à ton revendeur ! »... quand je vous parlai de l'humour des marathoniens.... 20ème kilomètre : ravito : que des gobelets du sponsor. Horreur !!! que faire. Je beugle : « l'eau ??? ». Et on me répond :  « dans les gobelets! » l'humour des bénévoles est encore plus fort que celui des marathoniens et c'est trop tard pour ma ration d'eau !!! Une excuse, peut-être ???? Mais non car celui qui m'accompagne prend son tube, boit à sa bouteille et me propose de la vider... toujours pas d'excuse... En parlant de tube, je n'en ai pas car, comme vous le savez, tous ensemble : « tout au naturel, bordel ! » mais j'ai aussi mon petit truc cette fois-ci c'est qu'avant chaque ravito je me mouche dans le mouchoir qui se trouve dans ma poche (je le sors avant, bande d'idiots...) donc à chaque tube ingéré par un compagnon, il y a une sirène qui retentit dans le peloton !

Le semi arrive tranquillement. Un chrono est affiché : 1.27.56. Je pensais moins mais je m'en fous... Je ne vais quand même pas me plaindre !! Petit passage dans la ville-du-bout-du-lac. Le kilomètre le moins joli du jour et on revient sur la piste cyclable pour le retour. Là, timing incroyable, je vois Christian qui passe de l'autre côté. A une seconde près on se ratait !!! Là on s'encourage et ça fait du bien ! Il est dans ses temps aussi ! Et donc je continue. Je deviens un peu l'éthiopien de ceux qui sont toujours sur l'aller. J'ai bien envie d'augmenter la vitesse car ça tourne toujours et on en est déjà au 23ème mais Folichon est toujours là : « Un marathon c'est 30... » CA VA !!!! JE SAIS !!!! Mes yeux sont donc toujours rivés à mon cardio. C'est un chouia plus haut qu'au départ mais c'est touours dans les limites acceptables. 26ème : mon cerveau rentre dans le parc de Tervuren un petit tour et on aura la descente de retour vers Bruxelles. Bien continuer à gérer. Les puls veulent grimper mais je les maitrise au mieux. Un concurrent ressemble à Gauthier. Je ne peux pas le laisser partir. Il a fait 3 heures 2 la semaine passé à Rotterdam, je dois le tenir ! 28ème : ça tient toujours. Ou en sont Cath et Albert à Anvers ??? Ont-ils autant de soleil que moi ?? 34ème : c'est la montée de Pertuis qui est devant mes yeux. Attention ne pas forcer pour ne pas énerver ton estomac ! Mais ici c'est plat donc l'estomac ne s'énerve pas et le 35ème passe sans souci, pas de sapin à chercher... 36ème : à Eindhoven, ma lièvre partait sans moi, ici je tiens le groupe qui m'entoure et mes jambes tournent toujours même si elles s'alourdissent petit à petit. La ligne-grande-vadrouille revient et je m'y accroche un peu... Le moral devient plus important que le physique. On commence à voir Annecy au loin. C'est beau ! 37ème : c'est la daube de Vannes qui s'invite avec son effet instantané dans les buissons mais pas cette fois-ci ! Je continue et mes jambes s'alourdissent encore un peu. Je me pose la question du pourquoi je suis là, pourquoi on paye pour souffrir ainsi ?? Toujours pas de réponse comme lors de mes précédents marathons... 39ème on est revenu au bord de la route et j'ai vraiment du mal. A Eindhoven, je marchais pendant 300m pour récupérer pourquoi pas ici ??? Parce que tu vas le faire jusqu'au bout !!! Folichon s'est transformé en Easy qui me souffle si tu t'arrêtes tu fais un temps moins bon que moi et que toi à Eindhoven... oui mais là j'ai mal quand même... mais non, et il n'y a plus tellement... Un de ceux qui m'accompagne depuis le début craque. Je ne peux pas le copier. Je continue. 40ème : ma supportrice est là ! Ca me rebooste mais je lui montre que ce n'est plus que le mental qui travaille. Le physique est parti bien loin, il doit être noyé dans le lac... qui est toujours aussi joli d'ailleurs. A partir de là je ne verrai plus que la moitié du parcours car je ferme les yeux le plus souvent possible pour ne pas voir ce qu'il reste et pour aller chercher les dernières miettes de courage au fond de moi, tout au fond, aussi profond que le lac (44m au point le plus profond pour les amoureux des chiffres...). Les kilomètres commencent à s'allongés mais la foule s'agrandit et crie tous les prénoms inscrits sur les dossards. Thierry revient bien souvent et le cri : « bravo les 2 Thierry ! » me fait comprendre la raison. Je dépasse l'autre en lui lançant « aller Thierry ! » et je referme les yeux. 41Kms. Je ne tiendrai jamais, mes yeux transpire un peu... et je les referment... je les rouvre et je vois l'arrivée de l'autre côté du pont que je ne prend pas... on doit encore faire le tour mais Folichon m'avait prévenu ! Et là, tout le monde vient me pousser ; Folichon, Ben07, Easy, Christian, Cath, Albert, Patrick, Fab, Japy, Charlotte, Véro, tout ceux qui m'ont laissé des messages, ceux qui me regardent à travers le ciel bleu, c'est une poussée incroyable. J'arrive sur la pelouse d'arrivée et j'arrangue la foule à m'encourager avec les bras ! Ca marche mais ce n'était peut-être pas la bonne idée car mon énergie est comptée et c'est peut-être l'effort de trop. Mon estomac rechigne à rester à sa place... Ce n'est pas vrai, il reste 200m et un tournant... Il ne va pas me faire ça !!! Pas un arbre à l'horizon... même pas un brin d'herbe sans supporter... je dois tenir ! Je referme les yeux... Je les rouvre au tournant. Voilà le tapis orange. Vais-je le leur salir ??? ou vais-je arriver au bout de ces 150m ??? Le suspens est incroyable je ne veut pas voir le dénouement... je ferme les yeux... Je les rouvre pour passer la ligne et arrêter mon garmin. Et je cherche un brin d'herbe au cas ou... le seul qui existe est devant la tente infirmerie... j'y vais en titubant et m'y arrête avec les mains sur les genous. On me demande si ça va. Je répond que oui mais que il y a un petit risque de problème dans les secondes à venir... le monsieur va me chercher ma première médaille du jour. Un sac en plastique qui restera parfaitement inutilisé !!!! Il ne se rend pas compte mais c'est le plus beau cadeau du jour !!!!! J'ai fini un marathon avec un chrono de feu et géré jusqu'à la limite sans la dépasser !!! Je me demande toujours pourquoi on fait ça mais je suis heureux et fier !!! Je vais chercher ma médaille et mes cadeaux. Je récupère petit à petit et je me dirige vers l'arrivée des autres. Je vais pouvoir m'émerveiller face à la joie des autres marathoniens sous le soleil qui brille toujours et j'attend Christian qui doit arriver. Je vais devoir l'attendre un peu plus longtemps que prévu à cause de crampes inopinées mais son temps au semi était juste dans ce qu'il voulait !!! Après il a fait 42 kilomètres 195 comme tout le monde et c'est toujours un exploit. En plus, il veut recommencer !!! Il était temps de retrouver nos 2 supportrices et d'ouvrir la bouteille de champagne à nos deux exploits !!! Une fois rafraichi, on s'attela à profiter encore un peu du soleil et à enfin se remplir le ventre de truc gras et anti-marathon comme on peut en trouver en Savoie !!! Raclette et autres fondues et tartiflettes, nous voilà !

C'est avec un peu de tristesse (de Saudade pour ceux qui comprennent) que nous sommes parti le lundi matin en laissant ce paysage paradisiaque. Il est temps de se reposer un peu...

Je pense que si un seul type arrive jusqu'ici, je peux être heureux... Je vais maintenant aller dormir et rêver de mes futures courses et de celle de hier. Je ne sais pas pourquoi je fais des marathons et encore moins pourquoi je dois les raconter à travers ce blog alors j'espère juste que ça vous a transporté au moins un dixième de fois autant que les compte-rendu des autres marathoniens me transportent. Ce serait déjà ça de pris. Et en plus, je le fini au son de la plus belle chanson du monde : Unintented de Muse... si ça c'est pas un signe à celle grâce à qui je peux réaliser ce que je ne comprend pas, je ne comprend plus rien...

Commentaires

Toutes mes félicitations pour ton marathon qui plus est dans un temps exceptionnel.
Les lucioles, terrain de jeu d'entrainement d'un marathon mdr.

Écrit par : seb | 19/04/2011

Chapeau - ou Bob, c'est selon - l'ami ! J'en ai eu la larme à l'oeil et ca m'a donné l'envie d'en découdre à nouveau ! Un marathon, ce n'est pas un chrono qu'on abat mais une ligne qu'on franchit !

Enjoy et bonne récup ...

Écrit par : Shamrock | 19/04/2011

Le vrai bonheur de retrouver à Annecy et son marathon sans la prépa, les crampes et les après-douleurs...Mille merci à toi.
Je me souviens encore d'un type avec qui j'ai parlé après les Foulées, qui me parlait du marathon d'Annecy avec le même espoir de perfer que s'il allait faire le marathon du Mont-Blanc. Il est plutôt rapide dans le genre pas vrai ? Par contre, une chose m'interpelle, il semblerait que la côte du 27ème aie été aplanie puisque tu n'en parles même pas. J'avais le souvenir d'un dénivelé d'au moins 300M. Par contre, Cheverny, j'en ai parlé l'autre jour avec un copain qui en revenait, c'est pas du tout mais alors pas du tout, le même

Écrit par : folichon | 19/04/2011

Un grand bravo, très jolie CR!

Écrit par : Kevlar | 19/04/2011

Je dois bien l'avouer, j'ai pas tout lu. Me suis concentrée sur les § de fin, ceux qui suent, où la douleur jailli à chaque espace (mon côté sadique). Je salue une fois de plus l'exploit et la douce dinguerie qui vous anime.
A bientôt et salue très tendrement ta supportrice de ma part.
Biz

Écrit par : michèle rubbens | 19/04/2011

Salut Thierry,
j'ai tout lu jusqu'à la fin...si,si I did it!! Passionnant, ça me donne presqu'envie...mais je ne suis pas à la hauteur! en tout cas, encore bravo,et chapeau bas!

Écrit par : vero | 20/04/2011

Franchement félicitation, ton CR est si détaillé que j’avais l’impression de courir avec toi.
Que dire d’autre… Tu me motives pour mon premier marathon…
Encore un grand BRAVO.
Rohnny

Écrit par : Rohnny | 20/04/2011

Salut,

10603 BRAVO. Félicitations, super chrono.
Tu es définitivement entré dans la gamme des extra-terrestres pour moi.
Faudra me donner ta recette.

Bonne récup.

Écrit par : Vince | 20/04/2011

Et oui, tout lu ! Mes felicitations !

Écrit par : Julien | 07/05/2011

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