19/03/2012

17-18/03/12 : Gent – Roselies : le rythme (marathon) dans la peau…

Merci à Madame JMJ pour les photos !

 

306641_276347879107087_100001956304019_614867_1721086785_n.jpg

Enfin, merci... quel splendide profil du grand sportif qui abuse de Vitamines B de récupération avec la tête de celui qui n'est pas encore bien réveillé à 14.59 alors que le départ est prévu à 15.00... D'ailleurs, Bernard à l'air d'avoir un peu honte d'être dans le même club que ce zombie...Rigolant

 

292289_276348072440401_100001956304019_614869_94508890_n.jpg

Pour ce qui est de l'ETE, allez sur le blog de Mic via le lien à gauche, c'est super complet !!! Ils étaient en forme en tout cas ! Et on risque d'avoir des echos de l'Alsace via Seb et Audrey !!

Week-end de courses introspectives pour partager le reste du temps avec les autres. Je voulais aller à Dworp pour me faire enfin une course du Club mais Jean-Luc m’embaucha pour l’Ekiden de Gent et avec le recul, c’était peut-être ce qu’il y avait de mieux à faire... En tout cas, ça a donner le tempo de mon week-end.

Vendredi soir, donc, téléphone de Jean-Luc paniqué car il ne peut pas honorer sa place dans l’équipe Puratos le lendemain à l’Ekiden. Il me demande si ça me dérange de courir 10 kms à sa place. Bien sûr, je lui réponds que c’est hors de question de courir 10 kms, comme si j’étais quelqu’un qui courrait sur un coup de tête ou encore plus débile pour aider un ami ???? N’importe quoi ! Après une matinée consacrée à une amie chère, j’arrive chez Jean-Luc juste dans les temps (et non dans l’étang, vu l’état de son jardin…) pour y aller à son Ekiden ! Contraint et forcé, j’ai fini par accepter (le montant demandé ne sera dévoilé qu’à la pension de Jean-Luc pour ne pas porter atteinte à l’image de Puratos…). On arrive donc sur place et on trouve une place devant le départ ! Je rencontre les 4 ( !) équipes Puratos avec des gens qui parlent plein de langues bizarres et chamarrées mais qui ont quand même l’air super sympathiques ! On découvre le terrain du jour : un lac dont il faut faire le tour… Enghien-Les-Bains n’a rien à envier à Gent… Ce sera plat de chez plat ! Pas de pression, les co-équipiers sont là pour le fun et une bonne partie pour leur première course ! Je n’ai rien qui me pousse à forcer mon rythme endurance prévu. Celui que j’avais prévu avec Manu à Dworp… La course commence et on commence à attendre son tour. Je dois porter la vareuse Puratos mais je peux garder mon Bob ! Les heures tournent et l’ambiance est tranquille. Viens mon tour, 10 kms, 2 fois le tour du lac, chrono prévu 45 minutes en endurance… C’est vraiment cool, je n’ai même pas mis mon cardio ! Et c’est parti et bien sûr, je prend mon rythme marathon sans le savoir… Endurance qu’il disait… On a droit à une belle piste suédoise que personne n’utilise ! Je ne me fais pas prier, je l’utilise seul. Il me faut exactement 30 secondes pour trouver mes réflexes marathon alors que je n’ai rien demandé ! Ma respiration prend son rythme, mes foulées s’allongent, mes épaules se détendent, c’est parti et pour 10 kms. Je ne ralentirai qu’une fois le 8ème kilomètre passé… 40 minutes tout pile pour 10 kms : 4 minutes au kilomètre ! De bon augure pour la suite… On reste entre joggeurs donc on fini avec tous la bouteille de bière offerte par l’organisation à la main… On sait pourquoi on court ! Le repas des sportifs à notre retour sera préparé par Michèle et sera bien reconstituant ! Évidemment, je rate le verre prévu au Badmindton après Dworp mais j’ai quand même essayé de l’avoir à 9.30… les joueurs étaient toujours là mais le bar était fermé, j’ai donc juste passé la tête dans la salle et je suis parti. Il me fallait un peu de repos car le lendemain, c’était reparti !

En effet, c’était un petit bout d’homme accompagné de ses parents qui allait me faire débuter ma journée avant d’aller au semi de Roselies. J’arriverai donc bien détendu à l’endroit de départ. En plus, des rencontres étaient prévues ! Bernard de l’ÉTÉ et une grosse délégation du forum ! JMJ, Henry furent les premiers d’une longue liste. Motivation commune à tous : préparer les marathons de printemps ! Discussion jusqu’au coup de sifflet de départ. A nouveau, il me faudra un bon 30 secondes pour rentrer dans ma bulle, pour trouver mon rythme marathon et pour me transformer en machine à faire des kilomètres ! Je m’impressionne moi-même. Mon rythme est devenu un réflexe et c’est assez jouissif de le trouver les yeux fermés ainsi. Au 4ème kilomètre, je sortirai un peu de mon monde pour parler avec Djorla qui prépare Annecy et qui a un bon rythme. Il suivra un groupe qui nous dépasse. Je sais que c’est trop rapide pour mes intentions du jour mais lui décide de tester autrement sa forme. Je retourne dans ma bulle et je n’en sortirai plus. A nouveau, la respiration s’adapte, les épaules se décrispent, les foulées s’allongent, le cerveau ne sert plus qu’à jeter un œil sur le cardio et repérer les trous et cailloux du chemin. Je flotte au-dessus de l’asphalte et rien ne vient me perturber. Les endorphines doivent faire leur effets, ça roule sans avoir l’impression de rien faire. Le bonheur de courir simplement sans forcer, sans pression, sans autre recherche que la foulée la plus efficace possible, la moins énergivore. C’est un plaisir de tous les instants de pouvoir arriver à une telle sensation de facilité. L’expérience et l’entrainement s’additionnent pour s’approcher de ce que je peux faire de mieux. Bien sûr, il y en a devant mais je m’en fous, je suis dans mon monde merveilleux du joggeur parfait. C’est dans des moments comme ça qu’on se rend compte qu’un joggeur est un type assez bizarre… Autant on a besoin d’avoir des gens autour de soi avant et après les courses, d’avoir un peloton qui court en même temps que nous, autant on court seul et on n’est au top qu’à partir du moment ou on fait abstraction des autres ! C’est cet état second qui ne peut être compris que par ceux qui l’ont vécu et qui est incompréhensible pour les autres. C’est pas faute d’essayer encore une fois de vous le faire passer par ces lignes mais en les écrivant, je ne me comprend presque plus moi-même… Ces instants sont si longs et courts à la fois. Une heure 24 de bonheur (4min/km à nouveau !! De bonne augure…), c’est déjà bien mais dès le soir, on a envie d’y retourner car on ne peut trouver ses sensations que là. Personne ne peut nous enlever ces moments là, on ne doit les payer à personne, et on est le seul à pouvoir se les donner. Et c’est pour pouvoir se raccrocher à la vraie vie qu’on doit passer par le sas de décompression que représente le bar d’après course ou chacun essaye de prouver à l’autre qu’il était encore plus dans son petit monde merveilleux que l’autre et que si ce n’était pas le cas c’est qu’il l’avait décidé… Cette fois-ci tout le monde semblait l’avoir trouvé, Bernard qui explose son chrono d’Amsterdam en trouvant pour la première fois cette sensation de facilité sur une longue distance, JMJ qui se rassure aussi pour Annecy, Henry qui n’arrive plus à courir lentement… le dieu des joggeurs ne devait pas être loin !

Je ne sais pas si j’arriverai à retrouver mon petit monde merveilleux le 22 avril mais je l’espère bien et j’espère pouvoir y passer un peu moins de 3 heures… et sinon, on recommencera la fois qui vient ! Et on trouvera un sas de décompression pour oublier ;-)

Je voulais ouvrir un coin du voile sur l’état d’esprit d’un coureur et j’ai bien peur que certains me voit différemment à partir de maintenant mais au moins ce sera en connaissance de cause. Le mots ne peuvent pas représenter ce qu’on ressent lors d’une course mais j’espère qu’il donneront l’envie à certains de voir par eux-mêmes ce que c’est réellement. Lancez-vous dans l’aventure, on ne s’y perd jamais. Souvent on s’y trouve avec étonnement même… Si vous pensez depuis 2 minutes que je suis un fou… parlez avec un autre joggeur, ça risque de vous faire vraiment peur ! Et, je suis sûr que vous pouvez trouver d’autres manières aussi saines pour trouver le même genre de sensations. Je ne dis pas que c’est unique en son genre mais c’est le moyen qui me convient. Trouvez le vôtre !

Vivement la prochaine fois !

Commentaires

"parlez avec un autre joggeur, ça risque de vous faire vraiment peur !" j'adore ;)
Comme je te comprends.
Allez, que tout se passe bien pour la suite.

Écrit par : Cowmic!!! | 20/03/2012

Une bien belle conclusion ! ;-)

Écrit par : Charlotte | 28/03/2012

Les commentaires sont fermés.