20/04/2012

20/04/12 : Marcq : attente et réflexion...

Amsterdam 2011

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Annecy 2011

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Pertuis 2010

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Vannes 2009

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Bruxelles 2009

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Eindhoven 2008

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Bruxelles 2007

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Luxembourg 2006

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Beloeil 2005

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Et voilà, pour la dixième fois, je me retrouve à réfléchir aux pourquois...

Pourquoi avoir été m'inscrire fin Janvier à un nouveau marathon ? Pourquoi je n'aurais pas pu faire autrement ? Pourquoi j'ai fait 12 semaines de préparation ? Pourquoi ça fait 2 semaines que je ne bois plus d'alcool ? Pourquoi cette course est différente des autres ? Pourquoi il n'y a que sur cette distance là que je me pose autant de question alors que ça fait 10 fois que je la fait ? Pourquoi on ne sait jamais jusqu'à la ligne d'arrivée si on peut réussir son marathon ?? Pourquoi on recommence ? Pourquoi on a ce besoin viscéral d'en parler à tout le monde, de ne parler plus que de ça ?? Pourquoi un marathon se court seul vu de l'extérieur mais toujours accompagné vu de l'intérieur ? Pourquoi on se mets dans des états pareils ? Pourquoi on veut expliquer ce qu'on vit durant le marathon à tout lemonde alors qu'on sait que c'est inexpliquable ??? Pourquoi ??? Pourquoi ????? Pourquoi, Bord** !!!!!!!!!!

Chaque marathon apporte ses réponses à ses questions mais les réponses ne sont jamais les mêmes... Elles dépendent du moment, de l'entourage, des aléas de la vie durant les mois précédents... Forcément, lors du premier, les réponses sont surtout liées à l'effort en lui-même, à la gestion de l'effort, à l'écoute de la réaction de chaque muscle durant ses 42kms195, à la gestion des ravitaillements. C'est plus la volonté d'apprendre qui nous guide qu'autre chose et on profite peut-être moins de tout le reste du marathon ou en tout cas autrement. Mais petit à petit, avec l'expérience, les questions purement techniques sont résolues ou en tout cas on le pense et c'est là que rentre en jeu le mental et les apports extérieurs pour forger ce mental. Et voilà qu'arrive la volonté de faire cette distance à la limite, de toucher les limites de ce qu'on peut faire. On veut juste faire le marathon parfait même si sans doute le marathon parfait était le précédent... Si on le rate, on ne perd rien mais on s'acharne à vouloir le réussir mieux que ce qu'on peut imaginer et pour ça on devra se connaitre à fond. Pour pouvoir arriver à ça, il faut se préparer et donc durant la dernière semaine, on ne pense plus qu'à ça ! Le pauvre entourage ne reçoit plus comme réponse à n'importe quelle question banale des réponses comme :

"Non pas d'alcool, je fais un marathon dimanche"

"Je vais prendre des pâtes, je fais un marathon dimanche"

"il est 13h45 et dimanche à cette heure là je devrais avoir fini mon marathon"

"je vais prendre le bus pour ne pas marcher car je fais un marathon dimanche"

"passe-moi le pain car j'ai besoin de sucres lents car je fais un marathon dimanche"

"j'ai renversé mon verre d'eau que je bois car je fais un marathon dimanche"

"Je ne pourrais venir dimanche car je fais un marathon"

"la musique est sympa mais je n'écoute jamais de musique en courant même pendant mon marathon de dimanche"

"Il pleut, il grêle et quel temps il fera dimanche lors de mon marathon ???"

Et on a beau le savoir, on est incapable de s'empêcher de dire le mot marathon au moins toutes les 2 phrases... Tout ça pour arriver sur la ligne avec comme seul objectif ce portique final et son chrono qui s'égrène petit à petit contre duquel on ne peut rien (et vis et versa...).

Je pensais à un moment donné être le seul à me donner comme ça sur un marathon mais l'an passé j'ai pu voir 2 marathoniens à l'oeuvre de près et j'ai retrouvé cette recherche du moindre gramme d'énergie caché au fond d'eux-même. Cette recherche, on la fait grâce à notre mental et chacun va chercher dans son vécu pour pouvoir creuser encore un peu plus à la recherche des derniers grammes cachés. Cette solution trouvée ne peut pas être préparée et quand on la trouve on est souvent étonné. C'et ce moment qu'on recherche en se lancant ce défi. Le moment ou l'esprit bat le physique et le fait tenir debout jusqu'au bout de ses 42 kms 195m de folie. Je pars donc à la recherche de ce moment de grâce que j'espère trouver dimanche. Je reviendrai pour vous dire si je l'ai trouvé...

Commentaires

Bonne chance à toi ;-) A te lire je me demande si j'ai vraiment envie de faire un marathon ;-)

Écrit par : Rohnny | 20/04/2012

Dag Antwerpen !
Pas op ! Thierry is terug... maar zonder fiets deze keer.
On est avec toi.

Écrit par : Mamy | 21/04/2012

tu la trouveras cette solution, au fond de toi bien sur, dans la douleur, surement, mais se sera si bon que tu recommenceras un nouveau marathon l'an prochain
Good luck cher ami

Écrit par : jmj | 21/04/2012

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