23/04/2012

22/04/11 : Antwerpen : Marathon : Vous y croyez vous aux coincidences ???

 

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Je tiens à vous prévenir, ce compte-rendu ne sera pas un CR de mon marathon. En effet, courir un marathon, ça je l'ai déjà raconté et cette fois-ci, le fait de le courir est passé au second plan. Il y a eu tant de choses qui se sont imbriquées pour que j'arrive à faire mon marathon le plus émouvant et le plus surréaliste que je me dois de raconter les à côtés plus que les 42kms que j'ai passé à courir. Ce sera donc assez personnel. J'ai hésité à le faire ainsi car certaines choses touchent d'autres personnes qui ne veulent peut-être pas que leur histoire soit étalée. J'ai décidé de le faire quand même car c'est le seul moyen que j'ai pour les remercier aux yeux de tous et ils le méritent bien.

Dès le départ, ce marathon était destiné à être différent. En effet, ça allait être le premier marathon que j'allais faire sans supportrice attitrée. Un premier aléas de la vie qui allait marquer ce dixième marathon. Elle reste une de mes plus ferventes supportrices mais les prochains voyages, je les ferai seul (euh...apparemment, je dois ajouter qu'elle n'est pas morte... elle va même bien, juste pour être sûr d'éviter les confusions). Avec cette info, le choix du marathon fût dur. Je me suis rendu compte de ce qu'elle faisait lors de nos week-end marathon... et je l'en remercie encore pour les 9 précédents et pour mes trails de fous aussi (pas que pour ça, bien sûr mais pour ça aussi...). Là, je vais devoir tout gérer seul jusqu'au jour M et dans l'état du marathonien la veille de ce fameux jour M... Je cherche donc un marathon mi-mai pour pouvoir commencer ma préparation pas trop vite après la Saintélyon. Quelques possibilités s'ouvrent à moi : Belfast, Prague, Visé, Le mont Saint-Michel... Seul Visé me semble assez facile d'organisation pour faire un premier test mais je connais les 4 derniers kilomètres et ça me refroidit... (la tête de JMJ en 2011 ne me pousse pas à m'inscrire...;-)). J'attends donc le déclic, les coïncidences qui me feront prendre la décision. Fin Janvier, on me rappelle les 10 miles d'Antwerpen fait par David et je me dis que je les mettrais bien dans mon plan pour mi-mai. Et allant voir le site, je vois le mot marathon ! Ah ! Oui, c'est vrai, il y a le marathon aussi dans cette ville ! Le 22 avril... rapide calcul... Si je veux commencer mes 12 semaines, je dois commencer... ce soir ! (coïncidences???). Bon, ne nous emballons pas, vérifions le planning : Le semi du plan... pile sur la date du semi prévu par le Sham et par Bernard à Roselies annoncé comme roulant ! ok... le 10 kms du plan... pile sur Enghien-Les-Bains... Les sorties longues... pile sur Hamoir, Chimay et sur les marches Adeps du Club. Il manque juste la dernière sortie longue mais on s'arrangera bien à ce moment là ! Tout tombe comme si c'était déjà prévu ! La décision est prise. Bon, ok, le trail des bosses devait se faire hors préparation et tombera le deuxième week-end de celle-ci mais bon, ce n'est pas non plus catastrophique... Je m'inscris donc à toutes les courses prévues et je commence la préparation consciencieusement.

C'est pendant la préparation que je me suis rendu compte que mon marathon seul se transformait petit à petit en marathon avec une quantité incroyable de connaissances. Dès le trail des bosses, la Leffe partagée avec Folichon, mon mentor sur Annecy lançait les interventions extérieures. Hamoir avec Ben, Seb et Yoda continuait les fondations de mes soutiens psychologiques. Chimay avec une dizaine de connaissances lors d'une journée incroyable, Roselies avec des nouveaux visages qui allaient faire Annecy, Enghien-Les-Bains avec ceux du Club, les marches Adeps avec Vincent. Je me constituais un fan-Club ! Et je devenais fan de leurs aventures ! J'allais suivre une partie à Annecy, les autres à Bouillon. Je suis même allé sur une course sans courir pour juste encourager les autres ! Je remercie déjà tous ceux que j'ai croisé durant ces courses pour ces moments partagés sans arrières pensées. Juste avec le plaisir d'être là et de se dépenser dans notre passion commune.

C'est à partir de cette course comme spectateur que ma préparation pris un chemin encore plus inattendu. C'était le week-end de ma dernière sortie longue et j'avais trouvé la marche à bâtons le lundi de Pâques pour la faire. Marche dans mon village d'adolescence avec laquelle, j'allais faire rentrer ma famille dans ma nouvelle expérience du marathon, dans ma liste d'aides psychologiques. Les cartes se distribuent pour mon marathon. Le samedi de ce week-end, j'allais donc à Frameries comme supporter car je savais que j'allais retrouver un ami que je ne vois que trop rarement sur course. On arrive toujours à se rater et cette fois, je voulais le voir même sans courir ! (coïncidences???). Dès son arrivée, il m'annonce la mauvaise nouvelle. Le père de sa femme est rentré à l'hôpital dans l'après-midi. Sa femme étant mon amie de toujours, j'accuse le coup et je me sens un peu démuni avec cette information. C'est un peu le valet de pique dans le splendide jeu que je m'efforçais de construire depuis 10 semaines. Le lundi, en commençant la marche je me suis rendu compte que j'allais tourner autour de sa maison pendant 26 kilomètres dans des chemins que j'avais empruntés avec sa fille. J'ai donc décidé de courir pour lui, que j'allais mettre toute mon énergie pour qu'il en reçoive un peu et que toute sa famille en reçoive aussi. A mon arrivée au dessus du mont Saint-Aubert, à la fin de mes 26 kms, les cloches de l'église ont sonnées... coïncidences ???

J'ai fini ma préparation en suivant ceux qui allaient à Annecy : les exploits de Djorla et les déboires de JMJ, la volonté retrouvée de Michel et le premier essai réussi de Lardi. Après ce fût ceux de Rotterdam avec Henry qui explosa à coup de drapeau Chimay son chrono. Ça me donnait des fourmis dans les jambes. Les gens du forum ont dû se dire que je vivais avec un clavier en main car mon envie de parler de marathon s'est vue au nombre de posts réagissant à leurs exploits... En fait, je ne tenais plus en place... Pour m'occuper la dernière semaine, j'ai eu droit à la préparation des Bouillonnants ! Encore des grands moments sur le forum et sur facebook... Tout ça m'aidait à me sentir soutenu pour le dimanche qui allait venir.

Même mes collègues s'y sont mis ! Une dernière soirée avant le départ ou j'ai dû passer pour le type qui ne parle que de course à pied... mais qui m'a fait du bien pour penser à autre chose. Le samedi, ce fût ma sœur qui me conduisit à la gare pour mon rendez-vous avec moi-même et je l'en remercie aussi. A partir de là, ce fût par réseaux sociaux, blog et forum interposés que je recevais vos messages d'encouragement et vos nouvelles sur cette Bouillonnante.

J'étais donc sur place ! Hôtel trouvé, ballade pour aller chercher le dossard ou je me rend compte que mon sens de l'orientation n'est toujours pas apparu après 36 années de recherche... le passage de l'Escaut se fera donc en métro finalement... et je trouve le fameux sésame pour courir le lendemain ! Avec le Tshirt Finisher... (On est même pas obligé de courir pour l'avoir...). Les moments surréalistes commencent à se multiplier. Le seul marathon représenté est celui d'Amsterdam. Le type m'accoste et je lui explique que je l'ai fait mais que pour arriver du centre ce n'est pas facile, facile... Après réflexion, il me répond tout sûr de lui (je traduis directement son anglais...) : « Ben, si, c'est facile, il faut remonté au-dessus de la ville et prendre le métro pour faire tout le tour de la ville et arrivé au pied du stade... ». Dans ma tête, j'achève sa phrase (en français directement...) « alors que votre hôtel est à 10 minutes en bus si ils n'étaient pas calés... ». Je croise une deuxième Hollandaise qui vend des baskets Newton. Les baskets pour apprendre le minimalisme. Je voulais les essayer depuis longtemps donc je m'arrête au stand. Mon néerlandais doit être bien meilleur que je ne le pense car elle n'a jamais essayé de parler anglais ou Portugais ou Allemand pour que je puisses comprendre ses explications techniques... Bon, sinon, elle était bien sympa mais j'espère qu'il n'y avait pas de caméra car mes phrases devaient être assez... incomplètes ? Ça ne m'a pas persuadé à passer au minimalisme en tout cas. Je suis retourné de l'autre côté de l'Escaut en passant par le tunnel piéton plus facile à trouvé de ce côté-ci... J'en ai profité pour passer sur la ligne de départ pour repérer les lieux et les toilettes pour le lendemain !

Une petite sieste, des nouvelles des Bouillonnants pleins de boue et je suis parti pour le resto indiqué par une collègue Anversoise. Ça me permettait de passer par la ligne d'arrivée à côté de la statue de Brabo ! Un jeune m'a demandé son histoire et c'est bien la première fois que j'ai remercié mon prof de langue (pourtant assez incompétent vu mon niveau...) car j'ai pu la lui raconter en anglais ! Surréaliste vous avez dit ? Dans le resto, magnifique, je me surprend à être complètement rassuré avec mon assiette de pâtes devant moi. Je sais que ça va aller ! Après ma commande, deux hommes s'installent à côté de moi. Survêt et baskets... on se reconnait. Marathon ?... oui. Pâtes ?... oui ! Leur commande sera identique à la mienne ! Il vise 2h55... Je risque de le revoir le lendemain ! Encore une fois, leur accent tend vers le nord et à mon départ ils ont dit une phrase que je n'ai pas comprise et pour m'aider... ils l'ont juste répétée 2 fois... ben, j'ai toujours pas compris... pourquoi ils essayent pas de changer un mot ou deux pour m'aider ??? Je m'endors donc confiant avec tous les bons échos des baroudeurs du jour et tous les mots d'encouragements retrouvés sur le net ! J'espère trouvé cette force mental pour battre le physique à partir du 30ème demain.

Réveil : 6.00. La nuit fût bonne. J'allume mon gsm et là un smiley (ou plutôt cryley...) sur facebook m'annonce la mauvaise nouvelle... Comme deux semaines avant je suis perdu... le valet de pique est de retour... Je m'habille et descend déjeuner par réflexe. Mon corps sait ce qu'il doit prendre pendant que mon esprit cherche un moyen de réagir correctement à cette nouvelle donne. C'est la dernière raison que je voulais avoir pour tout donner mais je veux transformer ce ZwartePiet en dernière carte pour faire un rami de pique, pour compléter la famille et gagner. Je dois courir pour lui, pour sa famille car, comme le disait LNrun dans sa vidéo (28/01/12 sur mon facebook) : « En courant, j'ai l'impression que je fais quelque chose... ». Je me dirige donc vers le départ avec encore ma veste sans manche contre la pluie et le vent vu la météo prévue la veille.

Je me rend compte qu'à partir de ce moment là, je suis bien content de ne pas être accompagné car elle aurait souffert... je suis dans l'état normal du marathonien le matin des festivités... recherche des toilettes, vérification des lacets, observation du ciel, doutes, hydratation par petites gorgées, yeux dans le vague vers la tour de l'arrivée de l'autre côté de l'Escaut, aucune envie de communiquer avec le monde extérieur. Juste regarder les derniers encouragements sur Facebook avant de donner mon sac à la consigne. J'y mettrais aussi ma veste de pluie car le soleil semble rester jusqu'au départ en tout cas. Je me place tout devant et retrouve le marathonien du resto. JMJ et Shamrock sont dans les baffles a jouer « Highway to hell » pour nous faire patienter ! 9H30, on est parti. Je me décontracte et prend mon rythme, je pense à Roselies et ça roule... Le marathon d'Anvers est le marathon anti-garmin... 3 kms et on passe dans le tunnel ou on perd la communication satellite donc on perd +/- 2 kms sur le total. Vas-y pour calculer ta moyenne après ça ! Mon 3ème kilomètre fait 11 minutes et quelques !!! Heureusement que je fonctionne au cardio ! Mon coeur est toujours plus près que ces foutus satellites... Le tunnel, parlons-en. J'imaginais quelque chose comme Bruxelles : une descente, du plat et une montée. Et bien, pour le plat, il faudra repasser... (repasser les plats ??? repasser les plis pour que ce soit plat???). Je m'en sors pas trop mal et on prend les quais le long de l'Escaut et on prend surtout le vent de face ! Je trouve un compagnon avec lequel on fera des relais pour se protéger plus ou moins de ce vent. Il a au moins 3 kilos de pochette de gels à sa ceinture !!! On se fait rejoindre par un petit groupe. Un du groupe m'appelle : »Bob orange ? » (j'ai mon Tshirt avec Bob orange écrit dessus...) et là il sort une phrase avec un fort accent du nord... Je me retourne avec un air dépité. Je sens qu'il comprend que je n'ai rien compris et... il répète juste la même phrase... Je présumes qu'il veut savoir le temps que je vise et comme d'habitude je réponds : « 42 kms ! ». Je crois que je l'ai énervé car il a pris la tête du groupe et ils ont tous accéléré... Je ne les ai pas suivi... La première partie est remplie de faux-plats montants. Heureusement, je l'avais vu sur le site et je ne panique pas. Je suis mon cardio. Comme je vous l'ai dit au début, la course est plutôt calme jusqu'au 26ème. Je rejoins la première dame au 23ème et on passe quelques kilomètres ensemble. Elle est anglophone et s'appelle Kelly. Les « aller Kelly » ressemble fort aux « Allez Thierry » et donc ça me va ! Depuis un moment, on sent arriver le groupe des 3 heures avec le ballon. Ça me parait étrange car on a passer le semi en 1h28 mais avec ses 2 kilomètres en moins j'ai un peu de mal à savoir et je me fous un peu du temps que je vais faire à ce moment-là. Pour l'instant, l'unique but est de ne pas se griller. On tourne dans une petite rue et le groupe est derrière nous. Ils sont une trentaine. Le ballon nous demande de bouger... Je prend la mouche ! Depuis quand c'est celui qui se fait dépasser qui doit se coucher en-dessous des voitures pour faire passer un groupe de 30 qui semble aller beaucoup trop vite pour l'objectif ???? Je fais des grands signes avec les bras pour qu'ils passent sur le côté en marmonnant en français. Ça a un peu énervé l'homme au ballon... « Tu sais comment on dit pardon en néerlandais ?? » me dit-il en français... Je lui réponds en néerlandais que oui et qu'il peut passer à côté... je ne me suis pas fait un ami et il n'est pas devenu le mien... Je laisserai passer ce groupe qui va droit dans le mur, il me semble. On est qu'au 26ème ! Ils ne connaissent pas Folichon ou quoi ??? 30 kms d'échauffement... Je continue avec la première dame jusqu'au moment ou elle doit m'abandonner pour souci technique... Le 30ème arrive et c'est à ce moment là que ça devient dur, comme d'habitude ! L'instant tant attendu et tant redouté arrive... le moment ou le mental rentre en jeu. Cette fois, c'est mon valet de pique qui s'insère dans ma tête, celui du rami pas le ZwartePiet ! Je dois continuer, comme le disait Dany au spinning, toi tu as choisi de souffrir, d'autres pas alors va jusqu'au bout ! Au 32ème, je passe l'homme avec tous ses gels, il ne semble pas en avoir utiliser beaucoup et il lâche. Je me dis que c'est à cause de ce crétin de ballon !!! Et une deuxième motivation arrive dans mon cerveau. Je vais aller lui dire deux mots à celui-là ! Je vais le rattraper pour lui mettre mon chrono sous le nez à son arrivée ! Il m'a énervé ! A chaque fois que je dépasse un lâché du groupe cette partie là de ma motivation décuple ! Pour l'autre partie, ma motivation va avec le soleil. En effet, depuis le début, nous n'avons pas une goutte de pluie alors qu'on prévoyait de la grêle ! Je ne vois qu'une explication... Mon valet de pique est monté pour retenir les gouttes de pluie dans les nuages et pour pousser le soleil dehors. Chaque rayon de soleil décuple ma motivation. A partir du 34ème, mes jambes veulent arrêter, comme d'habitude... et mes 2 motivations les obligent à continuer et à dépasser encore et encore les abandonnés du ballon. 37Ème, si j'arrête, je ne redémarre plus, le soleil brille, je continue, c'est moi qui ai décidé de souffrir... 38ème, je monte un pont et pense à Albert qui m'avait dit que ça lui avait fait mal. Je gère calmement et pense aussi à Christian qui avait explosé après une montée comme ça à Amsterdam... Longue ligne droite, je vois le groupe du ballon, je vais le rejoindre pour lui montrer tous ceux qui ont explosé par sa faute ! 39Ème, on retrouve l'Escaut et Djorla vient me dire bonjour : « Tu sais faire un negative split, bob orange ??? ». Pas sûr mais on va essayer ! 40Ème, On retrouve la route et là un « Thierry » arrive de la route ! Nath et David en voiture qui rentre dans le tunnel juste quand je passe pour aller au départ des 10 miles !!! (coïncidences???) Ca me rebooste alors que je suis dans le même état qu'à Annecy... tout au mental. Je prend tout le vent pour 2 types derrière mais je m'en fous, j'ai le soleil qui me pousse et le ballon devant qui m'attire. Je suis à fond ! 41Ème, les quais et entrée dans la ville, j'en rajoute une couche. Je donne tout et je crie à travers la rue pour motiver les autres. Dernier tournant, je sais que l'arrivée est au bout de la rue suivante ! Je tourne à fond et vision d'horreur... la rue est plus longue que la veille... j'imaginais 50 mètres, il y en a au moins 300 !!! Pas prévu mais le soleil passe à travers les maisons et je relance de plus belle ! À 20 mètres, je dépasse le ballon en criant « opgepast !!! » (il est dans les temps mais il m'a énervé quand même...mauvaise foi de marathonien...) et je passe la ligne avec mon cri de guerrier et un regard vers le ciel encore tout bleu !!!! Merci pour ça !!! On me rappelle ma médaille et il faudra aussi venir me rechercher pour me donner mon bon pour ma bière gratuite ! Je m'assois sur un banc et le temps de souffler un peu, je sens une goutte de pluie... coïncidence ??? Ça m'étonnerait, je me retrouve les yeux humides à côté de Brabo en remerciant celui qui a retenu les nuages. Je fais aussi un signe au bâtiment derrière construit par un architecte de renom... Les Anversois auront droit à une vision d'un type entouré d'une couverture de survie les yeux dans le vague qui marche péniblement jusqu'à la place ou sont nos sacs en se demandant ce qu'il vient de vivre. Je prend le temps de me changer et au fond du vestiaire j'essaye de gérer mes émotions. Ce n'est pas facile, dix kilomètres inoubliables sous le soleil et poussé comme jamais. Je vais chercher mon bolleke sous les nuages et quand je veux faire santé à celui qui m'a permis de passer encore une fois sous les trois heures, les nuages s'écartent pour laisser passer une dernière fois le soleil. Le marathonien à côté de moi se demande pourquoi je suis aussi ému de boire une De Koninck... Je vais vers le métro et quand j'y entre la pluie tombe... coïncidences ???

Voilà, je sais pourquoi j'ai couru ce marathon mais j'espère trouver d'autres raisons pour le suivant.  

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Commentaires

Mon cher ami, je suis au bureau et j’ai les larmes qui me coulent à lire ce post… Tu es quelqu’un d’exceptionnel, de bon, de vrai, je suis heureux de t’avoir dans mes connaissances, ont ce vois rarement (trop) mais a chaque fois c’est un plaisir. Ce post me resteras encrer dans la tête et je le ressortirais lors d’un moment de doute. Merci Thierry.

Écrit par : Rohnny | 24/04/2012

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