17/12/2012

16/12/12 : La belle-Hivernoise : Sous la boue... je me retrouve...

...et pourtant, j'étais bien caché !

Je ne parlerai que très peu de la course de la veille à Neufvilles. Pas qu'elle ne soit pas bien surtout qu'elle m'a permis de me rassurer avant le lendemain. J'y retrouvais quelques etéistes sur ce parcours roulant mais sachant que ma vitesse est aux abonnés absents depuis de nombreux mois et que je retrouve enfin un peu de sensations, je savais que ça n'allait pas être un chrono terrible... Je pars tout dans le fond et accélère petit à petit. Cette technique me permet de croiser les autres membres du Club mais déjà à la hauteur de Bernard et Greg j'hésite à continuer à remonter... Je prend un peu d'avance mais Greg me rejoint à la première montée qui me semble un Everest... Le plat par contre me permet de le rattraper sachant que le pont suivant me sera fatal... On finira donc ensemble tranquillement en se demandant si Jimmy est loin devant ou pas. Malgré tout, test concluant, plus de gêne, quelques accélérations acceptées avec joie et ça tourne ! Prêt pour le lendemain ! Il faudra quand même un petit verre ensemble pour préparer le mental aussi...

Le lendemain, c'est aux aurores que je me lève pour faire la route de nuit jusqu'à Kuala Lumpur... C'était ça ou partir la veille ;-) Je crois connaitre l'endroit de départ de part la Belle-iloise en Septembre et bien sûr, je me parque du mauvais côté du centre sportif... Il me semblait bien que les voitures étaient peu nombreuses... mais bon, une flèche pour indiquer le parking avec l'organisation reconnue à travers le monde, il ne faut pas rêver... mais c'est ça aussi le charme de cette course ! Et dès l'inscription, je vais me rendre compte que cette journée ne sera pas une simple journée de course. Je paie et on me présente des cadeaux : bics, porte-badge et un truc rond d'une grande marque de banque qui aime la couleur de mon bob... La dame me dit : « c'est pour Saint-Nicolas et Père Noël, il y a des chapeaux ! » Des chapeaux ??? Je ne relève pas les hallucinations de la demoiselle et prend ce que je pense être un frisbee ! C'est en arrivant à la voiture que je le sors de sa housse et que je trouve... ça !

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Bon, ok, je met 10 minutes à prendre une photo plus ou moins convenable le long de la route la plus fréquentée du coin... comment passer pour un crétin en 1 leçon...

Je me décide finalement à retourner dans la salle mais avec mon bob cette fois ! J'y retrouve Giovanni qui est chez lui ! Il connait tout le monde ! Je retrouve les gens du forum : Tchantchès, Michel, Bernard et c'est vraiment forcé qu'on sort de la salle pour se rendre au départ. L'attente nous vaudra le moment le plus surréaliste de la part de cette organisation hors norme (c'est à dire égale à aucune autre car elle invente toujours des trucs qui ne servent pas aux coureurs mais qui doivent bien les embêter et oublie parfois ce qui est nécessaire aux coureurs... je crois que c'est pour découvrir ce qu'ils vont encore inventer que je reviens ! Et donc après, lors de la Belle-iloise, avoir mesuré en miles, avoir changé le parcours tous les ans, avoir récompensé que le premier de 3 catégorie sur le 20 miles, voici ce que cette année nous a réservée! - mais sinon, ce sont de belles courses, vraiment !). Donc, pour cette année, l'homme qui devait nous remercier avant le départ c'est mis sur une camionnette et à commencé à parler puis crier et comme devant 1000 coureurs ça ne fonctionnait pas fort... son ami qui était de l'autre côté du peloton lui a fait un signe et c'est là que ce brave monsieur s'est souvenu qu'il avait un micro dans sa poche !!!! Il l'a donc pris et tout de suite on l'entendait mieux !!! Comme quoi, une bonne organisation... Ca a fini de nous détendre et heureusement car j'avais vu la première montée entre-temps ! Et ça, c'est pas de la montée de tapette ! Ballade prévue dans les bois. Je pars donc tout tranquille et sans véritable but que de prendre du plaisir et de voir si mes jambes répondent convenablement à l'  « un peu plus long ». 5ème kilomètre, premier gros passage boueux et là je me rend compte de ce que j'ai oublié. Je venais d'expliquer à Michel que je ne saurais pas faire de triathlon ne fusse que pour une question d'organisation et je le prouve... mes baskets de rechange sont bien au chaud dans le hall à Enghien et mon pied est bien au chaud sous 10 centimètres de boue... Je le ressors et je commence à réfléchir au pourquoi je cours dans ses bois et pourquoi ça ne m'étonnes pas d'avoir oublié mes baskets et surtout pourquoi j'ai l'impression que c'est lié aux raisons pour lesquelles je cours !

Les 15 kilomètres suivants ne seront qu'une longue introspection (celui-là, j'aurai jamais cru pouvoir l'utiliser dans mon blog ! Ca vaut au moins 12 points!)... Étant là pour la ballade, je prend le temps de réfléchir sur le pourquoi. Cette question m'a été reposée à travers 2 livres reçus il y a peu (http://alainbustin.over-blog.com/). Je les ai dévorés mais les réponses de l'auteur, qui sont ses raisons à lui, ne me convenaient pas. Par contre, elles m'ont permises de me retourner cette question : « Pourquoi cours-tu ? »  « Que cherches-tu durant tous ses kilomètres ? ». Et bien, je crois que c'est la pire question qu'on peut poser à un coureur car soit il ne connait pas la réponse et la cherche, il sera donc frustré que vous lui posiez la question, soit il la connait et la plupart du temps la réponse est trop personnelle pour qu'il puisse vous la donner et donc vous n'aurez pas plus de précision... Bien sûr, tous les coureurs ont leurs trucs pour s'en sortir. Les célèbres : « pour le fun ! » « pour retrouver des amis ! » « pour l'ambiance après ! » mais au fond de lui chaque coureur à une raison qui lui est propre et qu'il ne vaut mieux pas aller chercher. Pour corser le tout, souvent, on court pour de mauvaises raisons en croyant avoir enfin trouver la solution... Si un coureur veut partager ses raisons, il le fera de sa propre initiative. Si un jour un coureur vous fait cette confidence, respectez ce moment de partage intense qu'il vous offre et surtout gardez le pour vous comme un cadeau inestimable, il vous en sera que plus reconnaissant. Et vous verrez, souvent, ce ne sont pas les raisons que vous croyez...

Vous n'aurez donc pas plus de précisions sur mes motivations personnelles que ce soit pour la première raison ou pour la deuxième. Sachez juste que dans la boue des hauteurs du Sart-Tilmant, je me suis retrouvé et j'ai retrouvé le plaisir de courir. C'est donc avec le sourire et les jambes pleines de boue que j'ai retrouvé Giovanni sur la ligne d'arrivée ! Il était temps de préparer la réponse à ceux qui nous diront : « mais pourquoi avez-vous fait 23 kms dans la boue ??? » et bien pour l'Orval partagée avec des coureurs, pardi !! Et pour être plus convaincants, nous avons même ajouté un Quick ! Alors, si ça ce ne sont pas 2 raisons en béton pour aller courir à Liège... J'y retournerai pour en trouver d'autres...

Pour vous prouvez encore qu'on n'a pas besoin de raisons voici les photos grâce aux photographes du jour : Jo (célèbre à travers le monde) et gédéon (http://www.gedeonbaltazard.be/)

Sur celle-là, on voit bien que je m'ennuie... je viens d'exploser tout ceux derrière moi sur la partie plate et boueuse et je me lance avec les bras en positions E.T. dans la remontée !

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Et une photo ou l'on voit enfin E.T. qui dépasse dans mon dos !

 

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Et une petite dernière que j'adore... quand vous vous demanderez pourquoi je cours, regardez cette photo et vous comprendrez...

 

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