04/11/2014

02/11/2014 : Marathon de Porto : J'en ai rêvé, Oli l'a organisé !...

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Et ce fût par 3 fois... magique !

Ce marathon commençait directement d'une manière originale. En effet, je m'y suis inscris en Novembre 2013 donc bien avant d'avoir décidé mon marathon de Printemps !!! moi qui ne m'inscris qu'à un marathon à la fois, j'en avais 2 d'avance ! En plus, je ne m'y suis pas inscrit puisque c'est Oli, l'organisateur, qui s'en chargeait... pourquoi enfreindre mes règles d'or ? Parce que c'est Porto, pardi ! Ça fait de nombreuses années que je rêve d'aller fouler la Ribeira pendant un marathon mais je n'ai jamais réussi à me décider à le faire. Alors quand Oli m'a dit qu'après ses organisations de New York et Valence, il pensait à Porto. Je n'ai plus réfléchis. Ce sera Porto en mode « fun » pour pouvoir profiter de la ville... et de ses caves. Ce qui m'a « obligé » à faire Albi à fond ! ;-)

Le deuxième point original fût l'ajout dans le groupe d'une personne rencontrée lors de la Corrida de Gerpinnes... Elle avait été à Valence avec ce groupe mais ne devait pas faire Porto... et puis finalement... si ! Malgré qu'elle n'ai pas pu courir à Albi ! Nous partirons donc, Joëlle et moi, pour notre premier marathon en duo mais pas ensemble... (après Vannes qui fût un marathon-duo, ensemble mais pas ensemble non plus mais pas du même genre... (si vous ne comprenez pas c'est normal...)) On est du style marathonien(ne) qui n'aime pas trop avoir quelqu'un qui lui dit si ça va ou si ça ne va pas. En plus, je ne suis pas sûr de pouvoir tenir sa vitesse avec la préparation minimaliste que j'ai suivi... donc ensemble mais pas ensemble... mais tous les 2 complets ! (C'est pas clair, je sens que c'est pas clair...)

Voilà ! Je pars donc vers Porto avec 2 bouteilles de bières pour offrir à mes amis sur place et le même sac servira à ramener ce que je vais acheter dans les caves ! A part ça, par trop de volonté sur le marathon. Je suis même presque sûr que ce sera mon dernier. Je n'ai pas pris plaisir à faire les kilomètres nécessaires pour m'assurer une course pas trop difficile et je me demande pourquoi je fais ça... Joëlle rentre dans l'esprit marathon petit à petit et j'essaye de la suivre mais j'ai bien du mal. Heureusement, c'est Porto ! Ville magnifique que je vais prendre plaisir à revoir et c'est avec un groupe sympa et je vais supporter Joëlle comme elle m'a supportée à Albi ! Et donc Vendredi à 3h du mat' le réveil sonna !

Petit voyage jusque chez Pierrot et une gentille taxiwoman nous conduiras jusqu’à Charleroi pour prendre l'avion. On retrouve tout le groupe et on rentre dans l'avion. Arrivé à Porto et après une petite demi heure d'attente, le bus arrive juste quand j'ai repéré les pasteis de Nata dans la boulangerie de l'aéroport... Je dois les laisser là !!!! Horreur !

On s'installe et on part vers la remise des dossards. L'organisation d'Oli est sans faille ! On a tous notre sésame avec notre nom dessus... enfin notre nom de famille !!! Voilà qui est original... On peut choisir son box. Joëlle prend le A (3h-3h15) pour s'y mettre au bout et moi le B (3h15 – 3h45) pour m'y mettre au début pour ne pas être ensemble (ça à l'air idiot mais c'est comme ça...). On a déjà droit à un sac, un Tshirt, une casquette et une photo avec la mascotte !!! La faim commence à se faire sentir et on trouve des pasteis dans le bâtiment !! Premier contact avec le Portugal.

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On partira à 2 pour la visite du jour. Un repas typique (Fransceshina et Bachalau), et un tour sur la Ribeira, les caves, la cathédrale... Joëlle me laisse pour le repas du soir que je vais passer avec mes amis de Porto. Premier jour chargé mais sympa. Le lendemain, on allège un peu, pendant que le groupe fait le tour en bus, nous on fini la ville haute à pied avant de se reposer à l'hôtel l'après-midi. Le soir resto en groupe chez un italien (quelle surprise!). Je me retrouve face à Pierrot. Je lui demande son objectif. Il me dit 3h30... Je ris ! « 3H30, tu vaux mieux que ça ! Tu les auras ! » et la soirée se passe. Les taxis sont organisés pour le lendemain et tout le monde s'endort avec ses objectifs en tête. De mon côté, je ne sais pas bien quoi faire. Je dors donc.

6h30, déjeuner. Tout se passe bien. Passage à la toilette juste avant le taxi et arrivée au départ juste devant la consigne. Tout se passe bien ! Mais je n'arrive pas à prendre confiance. Je ne sais pas ce que je fais là. Pourquoi je suis revenu sur un départ de marathon ? Qu'est ce que je vais y trouver ? On rentre dans les box. Je vois Pierrot, Joëlle et quelques membres du groupe un peu plus loin. Je suis seul et je réfléchis. Qu'est ce qui va me faire aimer ce marathon ? Qu'est ce que je suis venu chercher ici ? Aucune réponse. Et je m'élance un peu dans le vide, un peu comme dans ma 2ème Saintélyon...

250m et je suis juste derrière Joëlle... Mince ! Je le savais. On a le même rythme et elle ne veut pas me voir... ça ne va pas être facile ! Je reste derrière car j'ai un autre problème, ma vessie n'est pas tout à fait au point mort. 2 kms, je trouve une grue accueillante au milieu de travaux et je soulage ma vessie. Pierrot trouve que c'est une bonne idée et vient m'accompagner ! C'est la première fois que je m'arrête pour ça sur un marathon et c'est un solidaire ! Cool ! Je repars. Joëlle est devant ! Je fixe mes puls. Je vais pouvoir prouver que le cardio sans ceinture de Tomtom fonctionne à merveille.

On arrive le long du port et je vois Joëlle au loin. Premier jeu, la dépasser sans qu'elle ne me voit. J'y arrive presque mais une descente suis et elle me rattrape. « J'ai failli ne pas te voir » me dit-elle. Mince ! De peu. Le plat revient et je la laisse à sa course comme prévu.

J'arrive dans la partie facile entre le 7ème et le 20ème. Les kilomètres où je suis dans mon rythme, pas encore fatigué et où je peux profiter un max. Je rejoins 2 membres du groupe Anne et Xavier. Ils courent en duo. Je cours un peu avec puis les lâche. Je profite de la vue sur l'océan qui me rappelle Nouméa. Çà défile et je suis mon cardio (168-171 et je m'amuse à viser le 169...). On s'approche petit à petit du centre ville et le ravito solide arrive enfin au 20ème. Il est temps car je commence à avoir faim.

Juste avant que je croise le premier, on bifurque dans les petites ruelles. Une descente que je prends en ouvrant les bras comme un oiseau en me disant que j'en connais une qu'y va apprécier. Et là,va arriver, sans prévenir, le premier moment magique de ce marathon. On déboule sur la Ribeira avec vue sur les caves d'en face et avec une foule qui n'était que clairsemée jusque là et qui ici est tassée le long de l'eau. L'émotion est énorme ! Un sourire illumine mon visage. Voilà pourquoi j'ai pris le départ ! Les 500 mètres jusqu'au bout du Pont Luis sont inimaginables. L'ambiance de l'endroit, la foule, tout se rejoint pour me porter. Le mur qui mène au pont passe sans problème et je me souviens de l'anecdote que Joëlle m'a rappelée la veille : « C'est un ingénieur belge qui l'a construit ». Mon sourire s'agrandit encore. Je cours les yeux fixés sur ce chef d’œuvre. Je profites à 200% et quand je sors du pont, je regarde mon cardio... et je sais que je vais avoir dur...180 !!! Il va falloir récupérer de ce coup d'adrénaline... Aucun regret car c'est un des moments les plus magiques sur marathon si on ne compte pas les arrivées. J'ai vraiment cru être sur la ligne d'arrivée. Ce fût les mêmes sensations. Mais là j'ai encore 20 bornes à faire... et les pavés s'invitent à la fête...

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Anne et Xavier me redépassent et on commence à voir ceux du groupe dans l'autre sens. Je vais jusqu'au demi-tour tant bien que mal et je vois que Joëlle n'est pas loin. On s'encourage et on continue chacun dans son monde. Au 30ème, il me semble que je reprends du poil de la bête et le long des caves je suis le seul à prendre les pavés. Je file jusqu'au pont Luis ou je repasse Anne qui souffre de ses multiples relances et de ses pavés. Je rentre dans le tunnel et je continue.

 

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C'est au 35ème que la fatigue revient et elle ne partira pas de si tôt. Je commence à me dire que j'attendrais bien Joëlle mais je ne suis pas sûr de pouvoir la suivre si elle a toujours la même vitesse donc je dois prendre de l'avance au cas où... 36, 37, 38... j'ai dur mais je dépasse ceux qui ont encore plus dur. Çà commence à remonter... 39, 40... Je suis au bout. Je m'arrête au ravito, je me retourne en espérant voir Joëlle mais aussi en espérant ne pas la voir car je ne suis pas sûr de pouvoir repartir avec elle.. Je bois, je ne mange plus car l'estomac est à sa limite. Je marche 200m et un portugais me dépasse en criant Vamos !... ça ne fonctionne pas... il se retourne et crie plus fort VAMOS !!!... Je lui réponds ce que tout les spectateurs crie depuis plus de 3 heures : « Força » et je redémarre !! Merci à lui sinon je crois que c'était fini.

Je me retrouve avec quelqu'un avec les mains de son enfant dessinées sur le dos de son tshirt avec un message d'encouragement. Je vais le suivre jusqu'au 42. On est tous les 2 dans le même état et la dernière montée est un supplice pour les 2. Je n'arrive même pas à faire le mètre qui nous sépare pour l'aider et finir ensemble... Je me demande quelle genre d'arrivée je me prépare à faire. Je suis au bout du rouleau, rien ne peut venir rendre cette arrivée jolie... et c'est là que les supportrices de fleurus se montrent au bord du chemin.

« Fleurus » (ça c'est pour moi !!! j'en suis sûr!) « Pierrot !!!!! » (euh... Pierrot?). Et le deuxième moment magique de ce marathon arrive sans crier gare ! Je me retourne et à un mètre de moi il y a effectivement Pierrot ! Je ne connais pas mon temps mais largement sous les 3h30 ! Ma réaction doit être impressionnante car en une seconde on se tape dans la main et je lui crie « je te l'avais dit que 3h30 c'était sur et certain !!! » J'ai trouvé la raison d'être là ! Je vais partager la joie de Pierrot. Il part comme un boulet de canon, je ne sais pas le suivre mais tout porto à dû entendre mes cris « Allez Pierrot !! Ne te laisse pas enfermer !!! Allez !! jusqu'au bout '' Et il explosa son chrono : 3h23 !!! Je pouvais rentrer chez moi heureux !!! Quelle émotion surprise incroyable alors que je croyais arriver dans un anonymat de bon aloi... Merci à lui !

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Je prends ma médaille, un peu d'eau et je commence à me renseigner auprès de Anne « Tu n'as pas vu Joëlle ? » Non. Normal elle était avant. Il y a de la bière offerte par l'organisation mais ma priorité est de trouver Joëlle. Je retourne vers les médailles et le temps que j'y arrive. Je scrute les arrivants et après 30 secondes je vois la marathonienne que je cherche. Elle a l'air d'aller jusqu'au moment où elle me voit... et là, ce fût le 3ème moment magique de ce marathon... On s'est battu chacun de son côté avec 2 histoires bien différentes mais la fin est commune et le bonheur est là malgré la souffrance. On profites de ses secondes magiques avant de retrouver les autres.

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Je vais chercher la bière offerte (les priorités ont changées depuis l'arrivée de ma marathonienne ;-) ) et on sort du box d'arrivée. On reçoit un Tshirt technique et une bouteille de Porto dans un sac. Belle surprise ! On se change et on part vers l'hôtel. Le retour fût mouvementé car l'orage est tombé sur Porto et ceux qui ont fini en plus de 4h15 ont dû finir avec palmes et tuba vu la tête qu'on avait en arrivant à l'hôtel !

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La douche fût très appréciée et on se retrouva tous au bar avant d'organiser l'apéro avec nos bouteilles reçues dans le couloir de l'hôtel face à la seule chambre de l'étage qui n'était pas du groupe... La soirée fût digne de nos exploits et c'est difficilement qu'on a réussi à se lever à 6h00 pour déjeuner et prendre l'avion du retour.

Et voilà, le 15ème est fait... et finalement, il risque quand même d'y en avoir un 16ème...

Commentaires

Thierry,
Ce CR m' a donné une belle émotion, du même genre que celle que nous avons partagée sur cette fin de marathon !
J'aime à penser que d'autres belles aventures nous attendent...
A bien vite,
Pierre

Écrit par : Pierrot | 04/11/2014

Oli est content d'avoir généré de tels émotions .. .

Écrit par : Oli | 04/11/2014

Eu nouveau marathon au palmarès, Bravo à vous deux.

Écrit par : Rohnny | 05/11/2014

Les commentaires sont fermés.