12/10/2016

09/10/16 : Budapest : ou comment encore être surpris au 20ème…

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Cette fois, tout était prévu de longue date, ce marathon allait être compliqué ! J’y avais mis tout mon cœur dans la préparation ! Déjà à l’achat des billets d’avion, mon PCbanking a rendu l’âme après la transaction ce qui a empêché l’arrivée du mail avec mes tickets… mais pas le retrait de l’argent de mon compte… Après un mois de coups de téléphone et autres mails, j’ai réussi à avoir mes billets ! Heureusement, nous avions décidé du marathon bien tôt dans la saison. Nous ! Et oui, je ne pars pas seul. Budapest, la ville où on parle une langue inconnue de tous et où on utilise une monnaie avec plus de billets de 10.000 que de pièces de 200 mérite un guide hors-pair ! Johan est donc de la partie et Jonathan, Annick et François suivent le mouvement. L’hôtel est réservé et j’ai donc finalement mes billets. Je peux donc commencer tranquillement à bousiller ma préparation tranquille.

  • Première étape : se décider après 23 ans à faire le GR20 au complet pour finir le 15ème jour après plus de 200 kms de marche dans les montagnes avec indiqué dans l’agenda le jour d’après : « début de la prépa marathon »…

J’ai donc passé les 4 premières semaines de prépa à tenter de faire du 5min/km de moyenne sur un 10 kms en priant pour que mes genoux arrivent en même temps que moi à l’arrivée… Une ou 2 sorties par semaine étaient déjà un exploit ! Petit à petit, j’ai retrouvé tous les morceaux de mes jambes !

  • Deuxième étape : vu que j’ai à nouveau des jambes, rattrapons le temps perdu ! 4 sorties par semaine avec intervalles longs, courts et autres pendant 4 semaines !...

Evidemment, à ce rythme-là, il ne faut pas trop rêver pour la troisième étape qui devrait être : et on continue en allongeant les distances dans la joie et la bonne humeur !

  • Troisième étape : vu que, en fait, je n’avais pas retrouvé toute ma fraicheur, je décide de faire les 4 dernières semaines de préparation avec 2 ou 3 sorties par semaines dont un semi et donc sans sortie longue…

Dans les semis, nous comptons Belle-île qui prouva que je ne tenais pas du tout la distance à la vitesse rêvée… Nivelles en ballon qui prouva que par contre cette vitesse-là était bien connue… Disney qui prouva que je m’inquiétais que très peu de l’échéance de dans 2 semaines… et Beloeil qui prouva que je ne savais pas vraiment récupérer en courant si je déconnais un peu. Tout était prêt pour la 4ème étape, la plus importante pour assurer un marathon difficile !

  • 4ème étape : Faire attention à son alimentation et à son sommeil les derniers jours avant l’échéance…

Là, j’ai tout donné car c’était ma dernière chance de bien avoir mal pendant le marathon !!!! :D Déjà 4 jours dans Disney et à Paris à marcher lentement et à attendre debout dans les files en mangeant du gras, c’était un bon début mais je pouvais trouver mieux ! Team Building au bureau le Jeudi avant le marathon avec 12 kms de kayak un 6 Octobre suivi d’un repas sur un bateau avec soirée et visite d’un bar dinantais avant de rentrer à l’hôtel réservé sur place à une heure peu raisonnable… Heureusement mon congé commençait le vendredi mais samedi je devais partir d’Enghien avec le train de 7.26… Le repos fût bref… et pour fignoler le tout, accepter la canette de bière locale lors de la pasta party dans le village marathon le samedi midi… J’étais donc prêt à m’en vouloir un max au 30ème kilomètre quand mes jambes me diront « fourte ! ».

  • La 5ème étape surprise fût que l’ibis de Budapest ne connait pas le choco !! Et donc pas de tartine au choco traditionnelle le matin de la course !...

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C’est donc le cœur léger et les jambes lourdes que je me retrouve sur la ligne de départ dans le box 1 prévu de longue date puisque j’aurais dû être pétant de forme… Là, je vise 3h20 au mieux et si je frôle les 3h30 c’est bien aussi et finalement si je fini avec mes équipiers etéistes en 3h45-4h00 et bien ça nous fera une belle photo d’arrivée… Malheureusement, nous n’étions plus que 4 puisque Jonathan a laissé tomber le gant sagement vue son état de santé et son objectif de dans 2 semaines.

Le box 1 n’est pas super rempli. MiddleET et NanoET me suivent. J’attends sagement le départ. Le speaker dit un truc en hongrois et nous voilà parti ! Comme je n’ai aucune pression, je profite du décor et je vais être servi ! On passera par tous les bâtiments de la ville. Le parcours est vraiment majestueux ! Palais, ponts se succèdent à un rythme effréné ! Je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Pendant ce temps-là, ma vitesse est bien élevée mais je contrôle mon cardio pour tenter de finir ma journée correctement. Passage par le pont, contournement du palais et retour via le tunnel. J’ai le temps de m’habituer aux ravitos qui sont très bien organisés. Je trouve un rythme qui me va bien. Pas mal de spectateurs au bord de la route et me voilà déjà aux alentours du 12ème km.

Un pont. Celui qui est devant moi garde son rythme pour le monter. Je décide de commencer à réfléchir… Je monte plus lentement et je profite de la descente pour le récupérer avant le tournant. Il a un singlet blanc avec un truc écrit en allemand ou néerlandais ou même danois… je n’en sais rien et il est barbu… Je passe devant et on commence à longer le Danube. Je suis dans ma vitesse et ça tourne bien. Le type a l’air d’apprécier cette vitesse aussi.

Au ravito du 17ème, je me dis que je vais un peu récupérer. Je m’arrête donc et je bois bien. Eau et boisson énergétique. Je lève la tête et là, surprise, mon accompagnateur se retourne et m’appelle de la main ! Euh… oui mais moi, je voulais rater mon marathon ! Il est tout fou lui !?! Bon, allez, c’est bon pour une fois, je repars et je le rattrape. Je lui donne le dextro que j’ai pris en trop pour faire le type gentil… De toute façon dans 2 kms, j’explose…

On ne sait pas ce que parle l’autre donc on ne parle pas trop… On profite juste de la présence de l’autre pour se relancer chacun à son tour. Passage du semi toujours roue dans roue. Il se retourne et me dis : « bad legs ! »… et je lui réponds que de toute façon ma vitesse a bien diminuée aussi depuis un moment… On ne se plaint pas mais on souffre tous les 2. La vitesse est encore au-dessus de toutes mes espérances. Je décide donc de le suivre. On verra bien… Sans le vouloir, on effectue de vrais relais. Quand l’un est moins bien, l’autre à l’air de pouvoir le lâcher et 1 kms après c’est l’inverse.

On finit par arriver ensemble au pont qui retraverse le Danube. Ce pont est bien raide ! Je le prends à fond et de l’autre côté je sens que c’était trop. Je souffle un « it’s done… I’m out. ». Il tente de me relancer pendant 200m et puis il prend les devants et le trou se creuse. Je dois récupérer. On est au 32ème et je n’imaginais pas pouvoir tenir ce rythme jusque-là. Je suis déjà content. Je suis prêt à descendre à mon rythme endurance pour finir mais le singlet blanc ne s’éloigne pas tant que ça… et un nouveau lièvre se place devant moi… une métisse qui fait le relais ! Et bien c’est autre chose que mon barbu ! Mais elle va trop vite et je la vois rejoindre mon compagnon. J’irai bien lui dire que si j’avais pu choisir, j’aurais choisi l’autre lièvre… et c’est ce que je vais faire ! Je relance ! Finalement, au 35ème, je le rejoins mais je dis juste «  I’m back ! I don’t know for how much time but i’m back ! ». Et nous voilà repartis vers le Parc du départ.

Au 38ème, mon estomac est content de trouver du coca et on arrive près de l’hôtel. Une dernière montée bien raide nous y attend. Je suis en forme ! Je distance un peu mon compagnon et je sais qu’il ne reste que 4 kms dans le parc. Je les imagine donc bien plats ! Je retrouve un rythme régulier et mon duettiste récupère pour finir par me rejoindre. On voit le panneau 40 et on dit ensemble « 2 kilometers ! ». Le parc est loin d’être plat et on est content d’être 2 ! 41 : « only one. We’ll make it ! ». On s’approche de la ligne et je vais finir ce marathon avec ce type bizarre. Je n’ai pas le temps sur ma montre, juste ma moyenne et mon cardio… on doit tourner dans les 3h10 ! C’est incroyable ! Dernier tournant, dernière ligne droite et on se regarde. On sourit et enfin la speakerine nous présente : « Thierry Libert from Belgium and Harmut Seel from Germany ». J’ai donc couru 30kms avec un allemand barbu pour finir en 3h06min contre toutes attentes !!!!!!!!!!

Je souris comme jamais… ou plutôt comme à chaque fois… et oui, encore une fois cette course m’a bien eue ! La surprise fût de taille et inoubliable ! Juste le temps de me changer et c’est à l’hôtel que j’apprendrais que tous les etéistes ont créé l’exploit ! Annick en 3.45 et Johan et François en juste plus que 4h00. Tous ravis par le parcours même si on n’a pas eu droit à l’île-Parc cette année. Il était temps de fêter ça et de profiter de la connaissance de la ville et de ses restos de notre guide privé !

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